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Alliance de Mariage




L'être humain est limité dans sa compréhension,

aussi vouloir connaître la Pensée du Dieu Infini,
est-ce un cheminement, une véritable Marche
dont l'aboutissement n'est pas sur cette Terre...

 

Cependant le Mariage est « l'Affaire de Dieu » qu'Il a voulu révéler à tout un chacun,
pour autant qu'il veuille l'accepter !


C'est aussi « une affaire humaine »
car... toute personne, au cours de sa vie, est confrontée,
d'une façon ou d'une autre, pour elle-même ou pour ses proches,
à l'Institution du Mariage.

L'Alliance de Mariage est un Mystère...
Et l'Apôtre Paul ajoute :

 


 




 

 







Entrer en " Alliance de Mariage " c'est devenir " mari et femme pour la vie " !






 



Et après... ??


Quand nous pensons au mot MARIAGE, nous avons inévitablement ce cliché mental de la Célébration du Mariage...

Pourtant, le Jour de la Célébration n'est que le point de départ
de la cohabitation maritale et de la vie concrète et appliquée, de l'ALLIANCE
dans le couple constitué d'un homme ET d'une femme !

Comment vivre cette ALLIANCE entre deux êtres ?
...ce qui entraîne AUSSI une Alliance entre deux familles !

  Ce site est référencé sur l'Annuaire Chrétien Multilingue Les Perles du Net, annuaire de qualité référencé sur planete-j.com

 

376-copie-1.jpg- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "


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Voir comme Dieu voit ?

Extrait du site : Jusquà ce que la mort nous sépare...


 

Pour pouvoir étudier cet important sujet, veuillez lire directement dans la Parole de Dieu, le récit de l’Institution du Mariage, Genèse 2, 18, 23-24 dans les premiers chapitres de la Genèse !
 

Mais est-ce possible de voir comme Dieu voit ?



En Genèse 2, nous avons l’origine du fondement de l’Institution du Mariage.

- Au verset 18, Dieu prend une décision : Et l’Éternel Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Faisons-lui une aide qui lui corresponde… 

Ainsi, le Seigneur fait tomber un profond sommeil sur Adam, lui préleve une côte et en bâtit une femme…
 

- Au verset 22, Et Il l’amena à homme. Adam ouvre la bouche, reconnaît et accepte celle que Dieu lui présente.


Au verset 23 : « Celle-ci est os de mes os, chair de ma chair et elle sera appelée femme isha car elle a été tirée de l’homme ish. » 

Quand ?

Tout de suite !
 

C’est pourquoi, la Bible poursuit au verset 24 :
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et sera uni à sa femme ; et ils seront « Une Seule Chair ».


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Cette démarche est un vœu ; c’est l’acte, la décision, la volonté d’Adam qui reconnaît et accepte Ève comme épouse.

Cet acte est essentiel - si nous voulons comprendre les bases de la Pensée de Dieu et le processus qu’Il applique dans le Mariage, pour unir deux personnes afin de n’en faire plus qu’ « Une Seule Chair ».

 

Genèse 2, 24 dit : c’est pourquoi… 

Quand il est dit : « c’est pourquoi », cherchez toujours ce qui est avant ! Une transaction vient de se passer ici entre Adam, Ève et Dieu. La suite résulte de cet engagement verbal et est expliqué en Genèse 2, 24.

C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et sera uni à sa femme ; et ils seront « Une Seule Chair ».
 

 

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1. Dieu a créé le Mariage comme « Institution divine ».

  • 1. C’est un Acte divin qui fait de deux, UN.
         Il n’y a pas d’officier d’ État Civil, ni de pasteur, ni de prêtre, ni de rabbin, ni d’autre ministre…
  •  
  • 2. Il a établi la Norme divine pour unir un homme et une femme et les faire devenir « Une Seule Chair ». Cela s’actualise et devient réalité seulement lorsque les paroles - communément appelées Vœux de Mariage, sont prononcées !
  •  
  • 3. Il a déclaré que la durée de cette union est pour la vie, comme nous le démontrerons plus tard…

2. Les Lois du Mariage ont été établies….

  • 1. Dans le Jardin d’Eden,

    * avant la Chute,
    * avant la Loi de Moïse,
    * avant la Venue de Jésus-Christ sur la Terre.

  • 2. Pour le monde entier, pour une application universelle :

    * Ces Lois du Mariage sont universelles.
    * Elles s’appliquent à tous les êtres humains, descendants d’Adam et d’Ève.
    * Contrairement à l’opinion courante, elles ne concernent pas seulement les chrétiens !

  • 3. Dieu a établi les Lois du Mariage, et Il ne les a jamais abrogées !

3. C’est un Acte de Dieu, souverain et unique.

  • 1. Dieu a créé, et a établi, surnaturellement l’Institution du Mariage.
  •  
  • 2. C’est un acte souverain de Dieu !
  •  
  • 3. À chaque célébration de Mariage, Dieu agit surnaturellement et de deux, Il n’en fait plus qu’un, appelé  « Une Seule Chair » à cause de la déclaration des Vœux.
  • C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et sera uni à sa femme ; et ils seront « Une Seule Chair ».

    Le mot “uni” dans le grec est proslollaomai et signifie être cimenté, collé ou joint très fortement, ce qui implique une relation permanente, qui dure.

  • 4. Ce cimentage est un Scellement Unique : c’est la « colle-forte de Dieu » !
         Seule la mort est capable de rompre ce Scellement…

    C’est pourquoi ce que Dieu a uni, (littéralement lié ensemble sous un même joug…) que l’homme ne le sépare pas ! Marc 10, 9


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  • Quelques points essentiels à retenir pour le moment  !

 

- Premièrement, la confession verbale, faite par Adam dans le Jardin d’Eden - citée et confirmée dans le Nouveau Testament par Jésus-Christ - occasionne, détermine, permet le « Une Seule Chair ».
 

Elle prépare le… 

- Deuxièmement, c’est-à-dire le Souverain et Divin Acte d’ unir un couple en « Une Seule Chair » car c’est un Acte divin et non humain.  « C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. »  Marc 10, 7  

« C’est pourquoi ce que Dieu a uni… »  Marc 10, 9

- Troisièmement, puisque c’est un « cimentage » permanent (c’est-à-dire, union ou lien de joug) Dieu dit : « Que l’homme ne le sépare pas ! » Marc 10, 9

 

C’est intéressant de voir comment La Parole Vivante (version biblique) traduit encore plus puissamment le grec :  « Qu’aucun homme ne se permette de séparer ce que Dieu a uni ensemble ! » Marc 10, 9

 

En conclusion, nous ne pouvons pas nous limiter à notre point de vue humain, mais nous devons nous élever un tout petit peu plus haut, pour voir les choses comme Dieu les voit… alors tout devient plus clair !

C’est Dieu qui a institué le Mariage avant la désobéissance d’Adam.


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Le Mariage est l’Image d’une Relation spéciale entre Christ et l’Eglise.

L’ Apôtre Paul va dire CE MYSTÈRE EST GRAND !


Dieu se définit comme le Dieu de l’Alliance, qui a fait alliance avec l’Homme : c’est une Alliance de Sang - la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ - que l’être humain la ratifie ou qu’il ne la ratifie pas : Elle existe !
 

Dans notre Occident, nous avons oublié et nous ne savons plus ce qu’est une Alliance de Sang ; nous ne connaissons plus les devoirs et les privilèges liés à cette Alliance - qui est passée pour la vie et jusqu’à la mort.

 

En Afrique, au Moyen-Orient ou chez les Amérindiens, la pratique de l’Alliance de Sang est encore usitée : une parole donnée a du poids et l’engagement est reconnu.


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Dieu a contracté une Alliance avec Abram, en respectant exactement les termes d’un Pacte de Sang : voir Genèse 15 et la suite.

- Il a fait un Serment : Je suis ton Bouclier, ce qui revient à dire comme dans le pacte de Sang : tes ennemis sont Mes ennemis.

De même : Je suis ta très grande Récompense, ce qui revient à dire : ce qui est à toi est à Moi et ce qui est à Moi est à toi !

- Il a fait une Promesse : Je te donnerai une descendance et une terre...

- Il est passé entre les pièces des animaux sacrifiés, au coucher du soleil, et le sang a été versé : c’est l’Alliance de Sang

- Il a partagé le Pain et le Vin lorsque Melchisédec vient bénir Abram avec du Pain et du Vin ; de même, Il a mangé le veau gras avec les deux anges qui L‘accompagnaient pour l’annonce du Fils de la Promesse, juste avant la destruction de Sodome…

- Cela a été fait en public devant des témoins et des autorités. Il est dit en Hébreux 6 que Dieu s’est engagé par Serment et par Promesse, deux choses INÉBRANLABLES : « un Serment et une Promesse… »

- Il a planté un Mémorial sur la Terre : la Croix, où le Sang a coulé…

Dieu ne s’est pas donné de possibilité pour revenir en arrière !
Il s’est engagé sans retour !
Si nous sommes infidèles, Lui demeure Fidèle car Il ne peut se renier Lui-même !
Nous connaissons tous ce verset de 2 Timothée 2, 13.

 

Tous les composants de l’Alliance se retrouvent dans l’Institution du Mariage et nous avons d’ailleurs gardé - dans notre mémoire collective inconsciente, à travers nos rituels de Mariage, les différents ingrédients de l’Alliance de Sang.

 

Le Mariage est une l’Alliance de Sang : c’est ainsi que Dieu le voit car Il a en vue

Christ ET l’Église


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Remarques concernant le concubinage sur lequel nous reviendrons ultérieurement

 

 

- Dans le concubinage, il y a un engagement mutuel certes, mais ce n’est jamais une Alliance, car l’Alliance a des exigences pour être reconnue comme telle.

- Dans le concubinage, il y a un contrat conjugal, mais jamais une Alliance au sens biblique du terme.

- Dieu « constate » le concubinage mais ce n’est pas Sa Volonté parfaite : c’est pourquoi, il n’a pas donné d’ordre (comme pour les gens mariés) en 1 Corinthiens 7, 12 :

Or je dis à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, qu’il leur est bon de demeurer comme moi.
Mais s’ils ne savent pas garder la continence, qu’ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler.

Mais quant à ceux qui sont mariés, je leur enjoins, non pas moi, mais le Seigneur:
- que la femme ne soit pas séparée du mari ; et si elle est séparée, qu’elle demeure sans être mariée, ou qu’elle se réconcilie avec son mari.
- et que le mari n’abandonne pas sa femme.

Mais quant aux autres, je dis, moi, non pas le Seigneur…

En 1 Corinthiens 7, 12, il n’y a qu’un conseil de l’apôtre Paul qui a la sagesse de l’Esprit, pour éviter des ruptures qui feraient souffrir des enfants .

Il y a un Ordre du Seigneur pour les gens mariés au verset 10 de ce chapitre 7 mais seulement un conseil éclairé de Paul pour le concubinage, certainement pas un assentiment !

 


Seule l’Alliance de Sang qu’est le Mariage atteste de
ce grand Mystère, Christ et l’Église !
jamais le concubinage !


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376-copie-1.jpg- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "


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LES LOIS DU MARIAGE SONT UNIVERSELLES



 


  • Dieu a créé le Mariage en tant qu’Institution Divine.
  • Il a établi les Règles pour unir un homme et une femme en ” Une Seule Chair “ par leurs vœux.
  • Il a déclaré clairement que la durée de cette Union est pour la vie.


I. DOMAINE D’APPLICATION

La question vitale suivante à laquelle nous devons trouver une réponse scripturaire est la suivante :

 

À qui s’appliquent ces Lois du mariage ?

 

Il est surprenant de constater qu’aujourd’hui il y a des gens qui enseignent que les Lois du Mariage bibliques ne s’appliquent qu’aux chrétiens, et seulement dans certaines circonstances !

 

Selon eux, Dieu ne reconnaît même pas le Mariage d’un incroyant, son divorce, ou la famille qui est issue de ces circonstances. Ils enseignent que quand une personne non-sauvée vient à croire, c’est comme si tout ce qui précède dans sa vie était inexistant.

 

Imaginez dire cela à vos nombreux amis mariés non-sauvés, qui ont persévéré pour que leur mariage fonctionne, alors que ceux qui autour d’eux se proclament chrétiens ont jeté l’éponge et divorcé…

Imaginez leur dire que c’est inutile et dépourvu de sens, que Dieu ne les tient pas pour responsables des voeux qu’ils ont prononcés lorsqu’ils se sont mariés…

Certains attendent aujourd’hui avec impatience une telle issue ! Mais Dieu ne dit pas cela !

Je suis d’accord qu’une telle philosophie de l’absolution serait plaisante, si seulement elle s’appliquait aussi aux autres domaines de la vie des hommes :

- Si je pouvais aller vers un homme dans la rue et lui dire :

” Crois seulement, et ce sera comme si tes dettes, qui te conduisent à la faillite, n’avaient jamais existé. Dieu va les effacer de manière surnaturelle des registres de toutes les sociétés. ”

- Si je pouvais aller voir l’homme dans le couloir de la mort et lui dire :

” Crois seulement, et les charges retenues contre toi seront effacées de manière surnaturelle des archives de la société. Tu seras libre de rentrer à la maison demain, et personne ne se souviendra même que tu aies jamais commis un crime. ”

- Si je pouvais dire à la jeune fille qui se retrouve soudain enceinte hors mariage :

” Crois seulement, et ce bébé pas encore né disparaîtra ; tu seras physiquement comme si tu n’avais jamais péché. Toutes les preuves physiques de ta grossesse s’évanouiront ; ta famille et tes amis oublieront miraculeusement que tout cela ait jamais eu lieu. ”

Nous savons bien que chacun de ces exemples sont irréalistes ! Les arguments selon lesquels les incroyants de ce monde sont dans un pays imaginaire amoral, et leur conduite inconnue de Dieu, sont également irréalistes.

S’il en était ainsi, sur quelle base y aurait-il un Jugement depuis le Grand Trône blanc ?

Que seraient les oeuvres écrites dans les livres qui seront ouverts en Apocalypse 20 ?

Ne soyez pas trompés dans ce domaine !
Il n’y a pas l’ombre d’une preuve scripturaire pour étayer cette théorie !

Pour vraiment comprendre la position biblique sur le Mariage, nous ne devons pas manquer cette vérité !

 

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Les Lois du Mariage ont été établies dans le Jardin d’Eden.

C’était avant la Chute, avant la Loi, et avant la Pentecôte.


Ces lois du mariage
sont universelles
et s’appliquent à
tous les descendants physiques d’Adam et Ève.

Si vous descendez de quelqu’un d’autre, vous en êtes exempté…

Dieu a établi les Lois du Mariage pour une application universelle, et Il ne les a jamais abrogées.

Je sais que, dans l’Ancien Testament, l’Humanité s’est éloignée de la norme que Dieu avait fixée, et nous en reparlerons plus loi dans ce livre. Mais pour le moment, sachez que les Lois du Mariage s’appliquent à tous et les lient : croyants ou incroyants, hommes ou femmes, religieux ou non-religieux et même sacrilèges - tous les descendants physiques d’Adam et Ève.


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II. ILLUSTRATIONS SCRIPTURAIRES


A. Caïn

B. Lémec

C. Abraham, Sarah et Abimélec

D. Joseph et la femme de Potiphar

E. Achab

F. Les accusateurs de Daniel

G. Jean-Baptiste avec Hérode et Hérodias

H. Pilate

I. Les jours de Noé


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A. Caïn

Regardez Caïn, le fils d’Adam et Ève :
Son sacrifice ne fut pas agréé par Dieu, mais celui de son frère le fut. Dans le feu de la colère et de la jalousie, il tua son frère. Ses descendants, qui ont été jugés mauvais, furent détruits lors du déluge.

… Caïn sortit de devant l’Éternel ;
(est-ce que cela vous semble l’acte d’un croyant ?)
et il habita dans le pays de Nod, à l’orient d’Eden.
Et Caïn connut sa femme, et enfanta Hénoc…

Genèse 4,16-17

Dieu a reconnu ce Mariage, puisque la Bible parle de la femme de Caïn.



B. Lémec

Le verset 19 de ce même chapitre de la Genèse parle de Lémec :
Lémec était l’arrière-arrière-arrière-petit-fils de Caïn, qui commit la polygamie :

Lémec prit deux femmes…
Genèse 4,19


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C. Abraham, Sarah et Abimélec

Dans la Genèse encore, au chapitre 20, on trouve l’histoire d’Abraham et Sarah séjournant à Guérar :
Abimélec, le Philistin, roi de Guérar, et descendant de Cham - le fils de Noé qui fut maudit après le déluge pour avoir découvert la nudité de son père - prit Sarah dans son propre harem. Il pensait que c’était convenable, puisqu’Abraham lui avait dit qu’elle était sa soeur.

 

Dieu intervint.

 

Au verset 3 il avertit le païen incroyant philistin, Abimélec, de ne pas toucher Sarah, ou il serait ” un homme mort “. Dieu dit à Abimélec la vérité concernant Abraham et Sarah, et Abimélec obéit promptement. Abimélec fit des remontrances à Abraham, lui rendit sa femme, et lui offrit de nombreux présents. Alors Abraham pria pour Abimélec.

Le chapitre 20 de la Genèse nous dit que Dieu est très “conscient” des Mariages des incroyants :


…Dieu guérit Abimélec, et sa femme et ses servantes,
et elles eurent des enfants :
car l’Éternel avait entièrement fermé toute matrice de la maison d’Abimélec…
Genèse 20, 17-18

Dieu reconnaît les Mariages des incroyants et leur descendance. Il ferma toute matrice en avertissement, et Il ouvrit toute matrice dans l’obéissance.

Les Lois du Mariage sont universelles ; elles ne s’appliquent pas seulement aux croyants.



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D. Joseph et la femme de Potiphar

Regardez encore dans la Genèse, au chapitre 39, l’histoire de Joseph et la femme de Potiphar en Égypte : Potiphar était égyptien, officier du Pharaon, chef des gardes.
Il acheta Joseph comme esclave. Quand il vit que tout ce que Joseph faisait prospérait, il l’établit sur sa maison et tout ce qu’il possédait. Joseph avait la charge de toute la maison de Potiphar. Il dirigeait tous les détails de ses affaires et de ses intérêts domestiques. Tout ce dont Potiphar avait à se soucier, c’était sa nourriture.

Voilà un croyant dans la maison d’un incroyant !

Potiphar, un Égyptien, ne peut certes pas être considéré comme un Juif, ou un croyant en l’Éternel. C’était simplement un homme d’affaires avisé, qui sut reconnaître les capacités de Joseph.


Au chapitre 39 de la Genèse, vous pouvez lire que Joseph croyait que Dieu reconnaissait le Mariage d’un incroyant.
Le verset 7 dit que la femme de Potiphar fit des propositions à Joseph sous son propre toit, mais Joseph refusa fermement. Puis, au verset 9, il donna deux raisons à son refus :

Premièrement :

…tu es sa femme…
Genèse 39, 9

Deuxièmement :

Comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ?
Genèse 39,9

On pourrait paraphraser ainsi ce que Joseph affirmait ici :
” Je connais les lois de Dieu. Je sais que Ses Lois du Mariage s’appliquent universellement à tous les descendants d’Adam et Ève.
Même si je ne suis pas marié, je sais que toi et Potiphar vous êtes promis l’un à l’autre à un moment donné.
Je sais que lorsque vous vous êtes promis, mon Dieu a surnaturellement fait de toi et Potiphar ” Une Seule Chair “. Oh tu ne l’as peut-être pas senti lorsque c’est arrivé, mais sur l’Autorité de mon Dieu, cela s’est bien passé !
Maintenant mon Dieu dit que violer ton union avec Potiphar serait violer Ses Lois universelles du Mariage . Je ne peux tout simplement pas faire cela, peu importe ce qu’il m’en coûtera. ”

 

Alors Joseph s’enfuit, et quand Potiphar rentra chez lui, sa femme accusa Joseph d’être l’agresseur. Le coût fut la prison, car la femme de Potiphar ne supporta pas d’être repoussée.

 

Grâce à Dieu, Joseph comprenait les Lois du Mariage de Dieu, et, bien qu’il souffrît temporairement pour son obéissance, Dieu l’éleva et l’honora.

 

Ne serait-ce pas merveilleux s’il y avait de nos jours plus d’hommes, particulièrement ceux qui sont impliqués dans le Ministère de l’Évangile, qui soient aussi convaincus de cette vérité que l’était Joseph ?

 

J’aimerais que toutes les familles de nos églises soient aussi convaincues de cette vérité que l’était Joseph, et craignent Dieu comme lui dans ce domaine. Si elles l’étaient, leurs appétits de distractions et de leurs cercles d’amis seraient probablement radicalement changés.

 

Puisse Dieu aider plus de nos ministères aujourd’hui à voir cette vérité !

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E. Achab

- Vous pouvez lire pour vous-même l’histoire du mauvais roi Achab, et de la femme qu’il acquit, en 1 Rois 16 :  Achab était un homme sans Dieu qui :

…fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel,
plus que tous ceux qui avaient été avant lui.
1 Rois 16, 30

Cependant le verset 31 dit que Dieu reconnut son Mariage :

Et il arriva que… il prit pour femme Jézabel…
et alla et servit Baal, et se prosterna devant lui.
…Et Achab fit plus que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui,
pour provoquer la colère de l’Éternel, le Dieu d’Israël.
 

Nous savons que Dieu unit dans tous les Mariages - croyants ou incroyants.
Je n’ai pas dit qu’Il approuvait tous les Mariages ; j’ai dit que Dieu unit tous les couples qui échangent des Voeux, se promettent l’un à l’autre.


Laissez-moi ajouter quelque chose ici avant de poursuivre :

La Bible dit que Dieu fait d’eux ” Une Seule Chair “ quand Il entend leurs voeux prononcés.

 

Depuis Sa Position, Il regarde ce couple, Il les voit, à partir de ce moment-là, comme Un - plus jamais deux ou séparés. Ceci, comme l’expérience de régénération, se passe dans le Royaume Spirituel et ne peut être compris qu’avec un discernement spirituel.

 

Dieu a dit dans Sa Parole que si

- je me repens de mes péchés
- je crois que Jésus-Christ est mort pour mes péchés,
- et j’invite Christ dans ma vie en tant que Seigneur et Maître,
je serai sauvé !

Il dit que quand cela arrivera : je serai soudain en Christ et Christ sera en moi.

Il ajoute que : je suis assis dans les Lieux Célestes dans le Christ Jésus.

Quand le Père me voit, Il me voit revêtu de la Justice de Christ.

Même si nous ne pouvons pas expliquer ces Choses dans le naturel, Elles sont cependant très réelles, et nous devons les accepter par la foi, parce que la Parole de Dieu le dit.

 

De la même façon, bien que je ne puisse pas l’expliquer, la Parole de Dieu enseigne que toute personne qui entre en Alliance avec une autre dans une relation hétérosexuelle - chacun pour la première fois - et qui est un descendant d’Adam et Ève, se place sous les Lois du Mariage. Ils deviennent ” Une Seule Chair “à Ses Yeux.

 

S’il vous plaît, ne manquez pas cette vérité importante !

 
Laissez-moi vous donner encore quelques exemples, que vous ne croyiez pas que j’aie déjà épuisé cette vérité dans les Écritures.


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F. Les accusateurs de Daniel

Dans le chapitre 6 de Daniel, la Parole nous parle de Daniel jeté dans la fosse aux lions.

Les magiciens piégèrent le roi des Mèdes et des Perses afin qu’il passe un édit rendant illégal de se prosterner devant tout autre que le roi. Toute personne violant cet édit devait être jeté dans la fosse aux lions. Les magiciens savaient que Daniel était un homme pieux et irréprochable à tous égards. Ils imaginèrent ce plan pour se débarrasser de cet homme pieux qu’ils méprisaient.

 

Après que Daniel eut passé une nuit dans une fosse pleine de lions, dont les gueules avaient été fermées par Dieu, le roi le fit sortir de la fosse le matin suivant et reconnut que le Dieu de Daniel l’avait préservé. Le roi comprit aussi le complot des autres hommes et son objectif.

… le roi donna des ordres,
et on amena ces hommes qui avaient accusé Daniel,
et on les jeta dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes.
Daniel 6, 24

Si Dieu ne reconnaît pas le Mariage des incroyants, pourquoi la Parole ne dit-elle pas ” leurs compagnes ” au lieu de ” leurs femmes ” ?

Allons maintenant dans le Nouveau Testament, et voyons si cette vérité se perpétue.


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G. Jean-Baptiste avec Hérode et Hérodias

En Matthieu 14,1-4 nous trouvons l’histoire de Jean-Baptiste face à Hérode et Hérodias :

Hérode, à moitié iduméen et à moitié samaritain, était un despote païen immoral et buveur. Il avait cru bon de voler la femme de son frère Philippe, Hérodias. Jean-Baptiste affronta Hérode et Hérodias sur ce sujet et fut décapité pour ses convictions.
Qui a dit : ” Ce que vous ignorez ne vous blessera pas. ” ?


Au verset 4, Jean dit à Hérode :

… il ne t’est pas permis de l’avoir.
Matthieu 14, 4

Quelle loi ne le permettait pas ?
À quelle loi Jean se référait-il ici ?

Certainement pas à celle d’un mi-iduméen mi-samaritain.
Certainement pas à la loi des Romains, ou juste aux commandements juifs.

Jean connaissait les Lois universelles du Mariage qui s’appliquent à toute chair, et, à voir la colère que cela éveilla chez Hérodias, il est évident qu’elle connaissait ces lois, elle aussi. Il n’avait pas besoin d’organiser un séminaire d’une ou deux semaines pour enseigner cette vérité à ces païens. Ils savaient que ce qu’il disait était vrai, et ils n’aimaient pas cela !

 
Certains séminaires mettent des jours et des semaines à persuader les gens aujourd’hui que ces lois n’existent pas. Ne le croyez pas ! Les séminaires cesseront, mais la Parole de Dieu est inscrite pour toujours dans les Cieux.


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H. Pilate

En Matthieu, au chapitre 27, Dieu reconnaît un autre Mariage d’incroyants :

Quand Pilate s’est assis sur le Trône du Jugement, faisant le procès de Jésus-Christ, s’il avait été un homme sage, il se serait épargné bien des soucis. Mais, comme de nombreux hommes mariés que je connais, il a fait la sourde oreille à ce que disait sa meilleure amie, sa femme.

 
… sa femme lui envoya dire :
” N’aie rien à faire avec ce juste… ”
Matthieu 27, 19

Qui dirait que Pilate et sa femme étaient des croyants ?
Personne !
Cependant, Dieu les reconnaissait comme ” Une Seule Chair “. Quand Il les regardait, Il voyait Pilate faisant ” Une Seule Chair “ avec sa femme.

Cela m’étonne vraiment que des hommes puissent dire que Dieu ne reconnaît ou ne voit pas les mariages et les divorces de ceux qui ne sont pas sauvés.
Toutefois ces mêmes personnes prêchent que c’est Dieu qui élève les dirigeants et les fait tomber :

- Ils disent que les dirigeants, les bons comme les mauvais, sont là par uneDdécision de Dieu et que c’est Lui qui dirige les affaires des nations.
- Ils prêchent que nous devons obéir aux lois du pays.
- Ils prêchent que nous devons leur obéir et prier pour eux afin de pouvoir vivre des vies paisibles.

Nous parlons ici de lois, de règles et de dirigeants séculiers.

Puisse Dieu nous aider à voir que : Il est conscient de toute Sa Création et souverain sur elle !

L’Écriture nous enseigne que toute parole, pensée et action de l’homme est enregistrée par Dieu. Elle déclare :


… Je vous dis que, de toute parole oiseuse qu’ils auront dite, les hommes rendront compte au Jour du Jugement.
Matthieu 12, 36



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I. Les jours de Noé

On trouve un autre exemple au chapitre 17 de Luc :

Il parle des jours de Noé et décrit les incroyants qui périrent dans le déluge :

… On mangeait, on buvait, on se mariait,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
et le déluge vint, et les fit tous périr.

Luc 17, 27

Ceux que le Déluge fit périr étaient juste comme les incroyants d’aujourd’hui, des personnes typiques qui rejettent le message de repentance et de pardon.

Quand ils se sont mariés, Dieu savait qu’ils se mariaient : on se mariait…
Quand ils ont divorcés, Dieu savait qu’ils divorçaient :

… l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre,
et que toute l’imagination des pensées de son coeur
n’était que méchanceté en tout temps.

Genèse 6, 5

Ce que Dieu dit ici implique que la lignée de tous les gens depuis Adam et Ève jusqu’au temps de Noé était corrompue. Par conséquent, Il dit que Noé était le seul qui était

…parfait parmi ceux de son temps.
Genèse 6, 9

 

C’était un homme juste.
La réponse de Dieu à cette corruption se trouve au verset 7 :

J’exterminerai de dessus la face de la terre l’homme que j’ai créé…
Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel.
Genèse 6, 7, 8

Dieu savait que toutes les familles de la terre étaient corrompues. S’ils mentaient, trichaient, volaient, violaient, tuaient, ou quoi que ce soit, c’était enregistré dans les livres dont il est question en Apocalypse 20 et ils seront jugés selon leurs oeuvres.

 

S’ils avaient des femmes, des aides qui leur correspondent, par quelle Loi les avaient-ils ?
Qui a établi cette Loi ?

- Dieu les voyait comme mari et femme dans leur état de personnes non-sauvées, Il les voyait comme une seule chair, n’est-ce pas ?

- S’Il les voyait ainsi, qui les avait faits ainsi ?

 

Certainement pas le gouvernement, ni une relation sexuelle, ni la personne qui officiait à la cérémonie - quoi que cela ait pu être dans ces sociétés sans Dieu…

 

Seul Dieu pouvait avoir accompli cet Acte !

Dieu seul a établi
les Lois Universelles du Mariage,
car Lui seul peut
de deux faire ” Une Seule Chair “.



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Qui que vous soyez, où que vous soyez, quand que vous ayez échangé des voeux avec une personne du sexe opposé pour la première fois, devant un représentant du gouvernement ou un ministre de l’Évangile, sachez qu’un événement surnaturel a eu lieu, semblable au miracle de la Nouvelle Naissance. Tout comme Dieu fait qu’un pécheur repentant soit en Christ, ainsi Il fait de deux personnes ” Une Seule Chair “.


Le Dieu de toute création
est unDieu d’Alliance,
et Il comprend le sens des Alliances.

Il incombe à l’Humanité de chercher à comprendre le sérieux des relations d’alliance physiques et spirituelles, telles qu’elles nous sont présentées dans la Parole de Dieu.

La Parole doit être :

…une lampe à nos pieds et une lumière à nos sentiers.
Psaume 119, 105

- Si Dieu n’avait jamais reconnu les Mariages des incroyants, alors il leur serait impossible d’être adultères !
Une simple définition de l’adultère est : “quelqu’un qui a des relations hors mariage - autrement décrites comme relations extra-conjugales.”

 

- Si les incroyants ne pouvaient pas être adultères, comme certains le prétendent, alors toutes les Écritures faisant référence à l’adultère s’adresseraient seulement aux croyants. S’il en est ainsi, nous avons un vrai problème pour essayer d’expliquer les versets suivants :

…Ne vous y trompez pas : …ni adultères
…n’hériteront du Royaume de Dieu.

1 Corinthiens 6, 9-10

Si cela ne s’applique qu’aux croyants nés de nouveau, alors cela dit que seuls des gens rachetés n’hériteront pas du Royaume de Dieu. Cela ne semble-t-il pas ridicule ?

Vous pouvez aisément voir que cette position doctrinale crée de nombreuses distorsions irréconciliables des Écritures.


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III. SUPPLÉMENTS

Avant de continuer sur le chapitre suivant, laissez-moi insister sur un autre point.

J’ai essayé de vous montrer à partir de l’Écriture que c’est Dieu qui fait d’un homme et d’une femme, qui font alliance ensemble, un mari et une femme, ou ” Une Seule Chair “.

S’il vous plaît, notez bien que Dieu ne dit pas qu’Il fait d’eux une seule pensée, une seule attitude, ou un seul esprit. Il dit seulement qu’après les vœux, ou l’engagement mutuel, Il les voit désormais comme ” Une Seule Chair “.
Les autres zones telles que la pensée, l’attitude ou l’esprit, Il vous les laisse travailler pendant toute une vie d’ajustement mutuel.




Je suis sûr que ceux d’entre vous qui sont déjà mariés réalisent que c’est pure fantaisie que de penser que toute discorde cesse lorsque l’on prononce les Voeux et passe une alliance au doigt ! Il n’est pas plus réaliste de penser que la tranquillité règne dès que celui qui officie à la cérémonie dit : ” Je vous déclare maintenant mari et femme “.

 

Croire que les orages de la vie vont tous s’apaiser et que la paix et le bonheur perpétuel vont inonder ce calme petit nid d’amour comme du sirop coulant sur des crêpes, c’est pure fantaisie. J’espère que vous ne le croyez pas !

 

Dieu n’a jamais dit qu’il en serait ainsi. C’est pourquoi les hommes et les femmes ont besoin de l’Esprit Saint pour les garder au long des périodes difficiles. Il apportera dans leur vie des principes bibliques par lesquels ils pourront agir et être fortifiés ensemble dans les orages de la vie qui viendront.

 

Lorsque je vois des incroyants affronter les orages de l’ajustement à la vie maritale et s’aimer chèrement, je leur tire mon chapeau.

Car eux

…qui n’ont point de loi, font naturellement les choses de la Loi…
Romains 2, 14

Ces incroyants donnent honte à ceux qui connaissent la Loi et ne la suivent pas…

 

Le Corps de Christ a besoin de savoir que Dieu utilise ces pressions de l’ajustement au caractère et aux goûts de l’autre pour nous aider à mûrir pour Sa Gloire.

 

La relation d’ ” Une Seule Chair “r est la seule fondation sur laquelle Dieu veut qu’un homme et une femme se construisent.
Car Dieu a dit :

Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; Je lui ferai une aide qui lui corresponde.
Genèse 2, 18



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Certains d’entre vous se disent probablement :

-” Peut-être que Dieu a fait de nous ” Une Seule Chair “, mais il ne reste plus de fondation sur laquelle nous puissions construire. ”

Puis-je vous encourager à enraciner cette vérité à tout jamais dans votre âme :

Si vous vous êtes engagé par des Vœux envers un partenaire, et que ce partenaire ne se soit jamais engagé à un autre avant vous, Dieu a fait de vous ” Une Seule Chair “.

 

C’est vrai que vous soyez sauvé ou non, noir ou blanc, riche ou pauvre, simple ou érudit, ou quoi que ce soit. Dieu a fait de vous ” Une Seule Chair “.
Si vous voyez cela, vous reconnaissez un miracle divin. Vous déclarez que Dieu peut accomplir des miracles surnaturels. De quelle autre manière pouvez-vous expliquer que deux ne font plus qu’un ?

Ce qui a pu arriver depuis ce jour où vous vous êtes unis ne fait aucune différence… les blessures, les haines, les plaies, le manque de confiance…

Le Dieu qui a fait de vous ” Une Seule Chair “ est un Dieu qui fait des miracles :

- Il peut ressusciter une émotion morte,
- Il peut apaiser les orages,
- Il peut guérir les blessures irréparables.

Mais il n’accomplira pas ce miracles tant que vous ne serez pas convaincus que :

- Dieu a institué votre Mariage
- Lui seul peut de deux faire ” Une Seule Chair “r, par leurs Voeux.
- En affrontant les épreuves, vous deux deviendrez des personnes meilleures.

Car, comme Pierre autrefois, après avoir été criblé vous pouvez fortifier vos frères Luc 22, 32 et vous ferez l’expérience d’une restauration de l’amour, de la confiance et du pardon telle que vous n’avez jamais imaginé auparavant.

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Certains diront peut-être :  ” C’est trop tard. Je n’éprouve plus rien pour lui ou pour elle. L’amour a disparu, l’émotion est morte ! “

Contrairement à la croyance populaire, et à la plupart des enseignements actuels, l’amour n’est pas une émotion, bien qu’il puisse causer des sentiments émotionnels, mais l’amour est une décision.

Nous décidons et promettons à Dieu d’aimer notre conjoint pour la vie, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et la pauvreté, dans la maladie et la santé, quelle que soit leur conduite.

Cela doit être une décision.
Je l’appelle une décision de qualité.
Une décision de qualité est une décision qui, une fois prise, élimine le besoin de prendre d’autres décisions.

Quand j’ai décidé d’aimer ma femme, je n’ai jamais eu à décider à nouveau si j’inviterais une autre fille à sortir, ou si je flirterais, etc… Ma décision de qualité m’a libéré d’avoir même à envisager ces éventualités.

Chaque fois que quelqu’un dit :

o ” Je ne peux plus l’aimer. ”
il dit en fait :
o ” Je ne veux plus l’aimer. ”

Quand quelqu’un dit cela, il prend une décision morale contraire à la Volonté connue de Dieu ; c’est de la rébellion, et cela sera jugé comme tel par Dieu.


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Le Butin de la Guerre

 T. Austin-Sparks



« C’était sur le butin pris à la guerre qu’ils les avaient consacrés pour l’entretien de la Maison de l’Éternel. »
1 Chroniques 26, 27

Ce passage des Écritures nous amène à cette conclusion :
la Maison de l’Éternel est édifiée avec le produit de nos conflits.

Le Seigneur construit avec le fruit de la lutte. Il en fut ainsi dans le Temple que Dieu, par David, donna à Salomon. Lorsque ce Temple fut achevé, il se dressa comme un monument d’une victoire universelle ; sa substance même proclamait le triomphe remporté de toutes parts. L’argent et l’or, et toutes les choses précieuses qu’il comprenait, avaient été prises dans les batailles et façonnées pour former la Maison de Dieu. Ce qui est une illustration dans l’Ancien Testament, est vrai dans la réalité du Nouveau.

Le plus grand Fils de David, Celui qui est plus grand que Salomon,
 Celui qu’ « il y a ici » édifie la Maison
avec le butin de Sa propre Guerre et de celle de Ses saints.


J’ai été impressionné en lisant dans ce premier Livre des Chroniques les paroles que Dieu adresse à David ; et l’une des choses que l’Éternel déclare est celle-ci :


« Et J’ai établi un lieu à Mon Peuple Israël, et Je le planterai,
et il habitera chez lui, et ne sera plus agité ;

et les fils d’iniquité ne le consumeront plus comme au commencement
et depuis les jours  où J’ai établi des juges sur Mon peuple Israël.

Et Je subjuguerai tous tes ennemis ; et Je t’annonce que  l’Éternel te bâtira une Maison. »
1 Chroniques 17, 9-10

Remarquons-le, l’Éternel fait mention des juges qu’Il avait établis sur Israël. L’Éternel, nous nous en souvenons, avait suscité des juges qui devaient accomplir ce qu’Israël n’avait pas complètement achevé sous Josué.

Sous Josué, le Peuple d’Israël avait été chargé par l’Éternelde détruire entièrement toutes les nations qui occupaient le pays, et de soumettre définitivement tous les ennemis. Il ne l’avait pas fait. Il avait permis aux ennemis de subsister ; il avait fait des compromis... L’Éternel alors, avait suscité des juges pour sauver Israël des conséquences terribles  qu’ il allait avoir par la destruction incomplète de tous ses ennemis. Mais les juges faillirent aussi à leur tâche, et le Livre des Juges est une triste histoire d’une œuvre toujours incomplète. L’Éternel avait levé les juges pour accomplir ce qui n’avait pas été fait, mais les juges n’achèvent cependant pas l’Œuvre.

Et il est extraordinairement intéressant et significatif de voir David, dans 1 Chroniques 18 et 19,
après que l’Éternel lui ait parlé de la construction de la Maison, se chargerd’une manière définitive et positivede la destruction de toutes les nations que les juges n’avaient pas anéanties ;elles nous sont rappelées dans ces deux chapitres.

Relisons-les, et nous y trouverons la liste des nations et des peuples mêmes, mentionnés dans le Livre des Juges ;
et David, à suite à la vision qu’il avait eue de la Maison de Dieu, semble être amené instinctivement par l’Esprit de Dieu à voir que la Maison ne pourra jamais être édifiée, avant que ces ennemis aient été subjugués, avant qu’ils n'aient été entièrement détruits  ! L’Éternel accomplit Sa Promesse de renverser tous les ennemis de David, et ces mêmes nations sont frappées et vaincues !

Lorsque l’Éternel eut donné à David la victoire de tous les côtés, celui-ci remit à Salomon le plan à suivre pour la construction de la Maison, et le butin pris à ces guerres devint le matériel qui servit à l’édification de la Maison.

L’ennemi avait les ressources nécessaires à la construction de la Maison de Dieu, et il fallait qu’il fût dépouillé pour que la Maison pût être bâtie. Cela pourrait nous conduire très loin et nous donner beaucoup de lumières. Je chercherai à me borner à peu de mots et à une sphère très restreinte, qui nous donneront cependant assez de choses pour nous aider à prolonger notre méditation.



Les Deux Aspects de l’Édifice


Il y a deux aspects à l’édification de la Maison de Dieu. Nous sommes enclins à tenir compte de l’un plus que de l’autre. Il y a le côté numérique. Lorsque nous pensons à l’édification de la Maison de Dieu, nous voyons plutôt un rassemblement de personnes, les âmes sauvées et amenées dans la Vérité qui s’y ajoutent, et nous pensons uniquement à la construction de la Maison de Dieu dans le sens auquel Pierre fait allusion :

« Vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle. . . »
1 Pierre 2, 5


Ainsi nous pensons au côté numérique, à l’assemblage des pierres individuelles, que nous désirons voir prendre leur place dans l’édifice spirituel. Cela est en effet un côté véritable dans l’édification de la Maison du Seigneur, mais ce n’en est que l’un des côtés et  la moitié seulement de la vérité.

Il y a un autre côté qui est également important et sans lequel nous n’aurions qu’une chose tout imparfaite ; c’est... le côté spirituel et moral de l’édification de la Maison de Dieu.

Nous pouvons avoir un grand nombre d’âmes sauvées et manquer cependant le sens le plus vrai de la Maison de Dieu. Nous pouvons avoir une congrégation sans avoir une assemblée. Nous pouvons avoir un nombre sans avoir spirituellement la Maison de Dieu. La Maison de Dieu n’est pas seulement une Chose numérique ; c’est une Chose spirituelle et morale. Elle a un caractère, et c’est ce caractère qui fait d’elle, dans son essence même, la Maison de Dieu.

C’est de sa Tête qu’elle prend son caractère, et elle sera définitivement reconnue, sa "consommation", non pas simplement comme une grande multitude d’âmes sauvées, mais comme quelque Chose qui a le Caractère de sa Tête, du Seigneur Jésus.

Le temps vient où le Seigneur fera reposer Son Nom sur les Siens, c’est-à-dire où nous recevrons un caillou blanc, et sur ce caillou blanc, un nom  ; nous  aurons un nom nouveau, nous serons appelés par Son Nom ; Son Nom sera écrit sur nos fronts. Tout cela est un langage symbolique, dont la signification est simplement celle-ci : le Seigneur Jésus sera si parfaitement manifesté dans les Siens, que l’on dira en les regardant : « C’est l’expression du Seigneur Jésus ! »  On Le reconnaîtra à tant de choses, Il sera tellement en évidence, que l’on ne pourra que dire : « C’est la Nature de Christ » !  Vous L’avez rencontré en eux, et lorsque vous les rencontrez, c’est Lui que vous rencontrez ! Et c’est ainsi qu’Il sera universellement révélé par les Siens.

Son Nom, c’est Son Caractère, et ce que Son Nom personnifie spirituellement et moralement reposera sur eux  ; c’est de Lui qu’ils prendront leur caractère, et il y aura ainsi un déploiement universel du Caractère et de la Nature du Seigneur Jésus. Ce n’est pas avec Son propre être individuel et personnel qu’Il sera manifesté, mais c’est Son peuple qui sera l’instrument de Son Expression universelle.



Le Caractère Formé par le Conflit



L’édification de la Maison du Seigneur n’est donc pas simplement un rassemblement de personnes, mais c’est quelque chose de spirituel et de moral, et cela ne peut être fait que par le conflit.

L ’économie divine a été ainsi établie : bien que le Seigneur Jésus ait en Lui-même un triomphe universel sur tous Ses ennemis, les ennemis sontencore laissés pour que nous affirmions notre attitude à leur égard.... L’ennemi, bien que défait, a été cependant laissé pour que les saints prennent leur terrain vis-à-vis de lui ; le Seigneur n’a pas chassé nos ennemis hors de l’univers, bien qu’en Lui-même, Il ait triomphé d’eux. Il les a laissés afin que nous prenions vis-à-vis d’eux notre position dans Son Triomphe, et c’est ainsi que, vous et moi, nous avançons dans notre accroissement spirituel et moral.

C’est par le conflit, par la lutte, par une guerre spirituelle, cruelle et terrible,
que les vertus morales de notre Tête triomphante sont formées en nous.

Nous triomphons dans Sa victoire, mais nous savons que la foi est si contestée dans un conflit, si profondément éprouvée dans une lutte, qu’il faut quelque chose de plus que simplement persévérer de manière objective, ou croire en quelque chose qui est en Christ ; cet exercice même de notre foi apporte dans notre âme, et venant de Lui, la puissance de Sa victoire. Nous sommes faits moralement un avec Lui dans Son Triomphe, par une épreuve de foi si cruelle et si terrible, que rien, si ce n’est Lui en nous, ne saurait nous suffire pour la traverser.

Son Triomphe doit pénétrer notre être même, et cela se fait par le moyen du conflit dans lequel la foi s’exerce et se développe ; et c’est ainsi que nous nous édifions, spirituellement et moralement, par le moyen de la lutte, par le moyen de l’adversité, dans l’Ordre divin et souverain de nos vies. Le côté moral des choses est ce qui est acquis dans l’exercice, l’exercice de la foi quant à la valeur de la victoire du Calvaire. C’est une chose que d’avoir une appréciation théorique de la victoire du Calvaire et de dire dans une heure de crise : « Je prends la victoire du Calvaire ! »

Et cependant, il arrive très souvent que rien ne se passe ; et bien que nous prenions une position comme celle-là, nous nous voyons appelés à persévérer, et à persévérer, et à persévérer ; et c’est tandis que le Seigneur nous demande de persévérer, que notre foi est éprouvée, que la victoire du Calvaire devient quelque chose, non pas dont nous nous saisissons objectivement, mais qui s’établit intérieurement en nous ; et pour finir, cette victoire est en nous comme elle est dans le Seigneur. Mais elle est devenue, dans notre être, une qualité morale ; et lorsqu’il nous arrivera encore d’être tentés, nous ne ferons plus un effort pour saisir quelque chose ; il y a quelque chose en nous, avec ses racines ; quelque chose s’est accomplie en nous et a été fait partie de nous-mêmes.



La Lutte pour la Révélation


Cela se répète de diverses manières, dans plusieurs directions et sous bien des rapports. Nous avons reçu une révélation, une lumière nouvelle de la part du Seigneur à l’égard de la Vérité ;  les cieux se sont ouverts pour nous faire contempler une Vérité divine comme nous ne l’avions jamais appréhendée auparavant ; c’est peut-être une chose nouvelle, entièrement nouvelle, ou c’est peut-être une lumière nouvelle jetée sur une chose déjà connue. C’est de toute façon une nouvelle Révélation, une Révélation qui vient à nous avec toute la fraîcheur et toute la joie, toute l’inspiration et tout le transport que nous donnent les Cieux Ouverts ; et durant un certain temps, nous faisons d’elle nos délices, nous y trouvons une gloire, nous nous baignons en elle, et nous n’avons plus pour sujet de conversation que la nouvelle révélation qui nous a été accordée.

Puis arrive un moment où nous entrons dans un conflit terrible au sujet de cette révélation même. Il semble que toute la gloire en ait disparu et nous restons avec toutes sortes de questions à son égard. Nous sommes froids, morts, dans les ténèbres ; la cause a perdu son attrait et, la considérant désormais à ce point de vue, au point de vue de cette sombre expérience, nous nous demandons si, après tout, elle était juste ou non ?! Quelles étranges créatures sommes-nous !

Des vérités qui nous sont révélées comme des choses puissantes, dans notre propre expérience, peuvent devenir, dans certaines circonstances, les choses dont nous nous demandons si elles sont réellement vraies, ou bien si elles n’étaient que des idées dont nous nous étions emparés pour les suivre durant un certain temps ; il y avait eu une fraîcheur en elles, et leur fraîcheur avait été le mouvement qui nous portait ; tout cela est maintenant devenu irréel, et nous entrons dans un temps de conflit au sujet d’une Vérité que nous avait révélée le Seigneur.

Durant cette lutte, nous sommes sondés, nos cœurs sont sondés,
nous sommes éprouvés.


Souvenons-nous de Joseph :

« Jusqu’au temps où arriva ce qu’il avait dit, la parole de l’Éternel l’éprouva. »
Psaume 105, 19

La Parole de Dieu l’éprouva ; nous aussi, nous devons vivre les choses que nous avons proclamées et auxquelles nous avons cru, et il faut que nous nous posions toutes sortes de questions à leur égard. La Parole du Seigneur nous éprouve, mais c’est dans ce conflit que se développent les éléments spirituels et moraux, que se forment les traitsde caractère. Le conflit assure le butin qui servira à continuer l’édification ; et nous revenons ensuite, non seulementà la base originale de notre acceptation de cette vérité, mais à une appréciation beaucoup plus haute en même temps que beaucoup plus profonde et plus puissante, de sorte qu’elle est plus en nous qu’elle ne l’était avant, car c’est avec elle que nous avons été dans le conflit et que nous en sommes sortis avec du butin pour l’édification ; des éléments nouveaux et célestes y ont été ajoutés !

Quelque chose a été introduit dans la Chose originale par le moyen du conflit et lui a donné une autre valeur ; c’est la Puissance de Résurrection. La Chose de Dieu vient ainsi comme de Dieu, avec toute Sa Gloire, toute Sa Beauté, toute Sa Puissance divines ; nous nous réjouissons dans cette lumière durant un certain temps, et puis nous entrons dans la mort au sujet de cette lumière même.

Mais dans la lutte, dans le conflit, dans la mort, là où nous sommes sondés, fouillés, tentés, éprouvés, amenés à la place où nous nous écroulerons si cette chose s’écroule, parce qu’elle est devenue notre vie, c’est là que commence à agir la Puissance de Résurrection, et nous sortons plus forts du conflit, et en emportons du butin pour l’édification. Nous connaissons désormais la valeur de cette Chose ; nous ne l’avions jamais éprouvée auparavant, car nous n’avions jamais été avec elle dans la lutte, nous n’avions jamais essayé cette armure, jamais employé cette épée ; mais elle a maintenant pour nous une valeur que nous ne lui connaissions pas avant d’avoir traversé le conflit avec elle. Il en est ainsi d'une Révélation.

Combien d’enfants de Dieu nous avons vus s’élancer vers une révélation ; ils l’ont embrassée, ne faisant plus que parler de la nouvelle révélation  qu’ils avaient reçue. Nous sommes heureux, nous nous réjouissons lorsque les enfants de Dieu font cela ; cependant nous nous disons : « Oui, mais ils vont être éprouvés à cet égard, et c’est cette chose même qui les éprouvera... »

Et ils entrent dans une période de conflit terrible et d’obscurité ; ils se demandent si, après tout, cette chose est réelle ou non, si elle est juste ou non ; et c’est alors que le Seigneur fait entrer en eux la Vérité. C’était une expérience presque toute en surface ;  elle était, en un sens, dans une certaine mesure, objective ; mais le Seigneur plante maintenant la Révélation en eux, et eux en Elle.

Ils sortiront dans Sa Victoire en disant : « C’était auparavant une Chose qui m’avait été donnée et qui, cependant, appartenait à quelqu’un d’autre ;  maintenant elle est à moi ».

C’est ainsi qu’ils commencent à bâtir avec du butin qui est le résultat du conflit.



La Lutte pour la Vocation


La même expérience est encore vraie à l’égard d’une vision du Dessein de Dieu. Le Seigneur donne une vision de Son Intention, de Son Propos, dans lesquels Il nous appelle à être Ses serviteurs ; et la vision nous saisit, le but nous empoigne, et nous ne faisons plus, durant un certain temps, que penser à la tâche à laquelle Il nous a appelés ; nous ne parlons plus que de cela ; toute la portée de la vocation et du service nous domine ; nous avons une vision.

Et nous avançons ainsi quelque temps, portés par la puissance de notre vision ; puis il semble que nous perdons la vision, ou bien nous entrons dans une période de conflit si intense au sujet de cette vision, et une telle bataille fait rage, que la chose parait vouée à la mort ; nous passons par une expérience profonde et sombre, durant laquelle toute la question se soulève de nouveau  :

« Y avait-il quelque chose en cela ? Est-ce que nous ne nous sommes pas trompés ? Est-ce bien là la chose à laquelle le Seigneur nous a appelés ? Est-ce que ce n’est pas simplement quelque chose que nous avons saisi et que le Seigneur, après tout, ne nous donnait pas ? Est-ce que nous nous serions trompés ? »


Je pense que la plupart d’entre nous, nous connaissons ces expériences de conflit, ces luttes au sujet de la vision, et  nous nous trouvons pour finir,  dans une position plus ferme, à l’égard de l’Intention divine. Notre histoire est précisément celle-là  ; nous avons été bien des fois  dans la mort et le conflit avec notre vision, à travers des expériences où il semblait que la vision s’écroulait, où tant de questions s’élevaient à son sujet  ; mais nous en sommes sortis et nous nous sommes trouvés liés avec cette Intention divine, plus solidement que nous ne l’avions jamais été. Nous sommes passés à travers le conflit, et il s’en est dégagé des éléments spirituels et moraux qui contribuent à une édification ; c’est le résultat de l’épreuve.




La Lutte pour une Prise de Position


Nous prenons une position ; nous déclarons  - et combien il est facile de prendre des positions dans des réunions et des conférences, de faire des déclarations lorsque l’on est en communion avec le peuple de Dieu -  que nous allons marcher dans une certaine direction qui devra rester pour toujours notre but  : « Jamais, non jamais, je ne Le quitterai  ! »

Nous pouvons chanter avec beaucoup d’entrain des choses comme celle-là dans nos cantiques ; mais il ne se passera peut-être pas un jour avant que nous ne les révisions et ne cherchions quelque moyen de nous en échapper. Cela est vrai, nos cœurs sont des plus inconstants. Nous prenons nos attitudes, nous occupons nos positions, nous faisons nos déclarations et, durant quelque temps, nous avançons forts de nos bonnes intentions ; puis arrive le moment où la position que nous avions prise est contestée. Voyez de quelle manière cela est illustré dans l’histoire des enfants d’Israël :

« Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent... »
Exode 15, 1

Ils étaient passés  de l’autre côté de la Mer Rouge, et tout le peuple d’Israël chanta ; qu’est-ce qu’ils chantèrent ? Un cantique de victoire absolue ! L’on aurait pu penser qu’ils se trouvaient déjà dans le pays,  et cependant il s’écoulera peu de temps avant qu’ils ne murmurent contre l’Éternel et contre Moïse. Ils furent sondés, provoqués, éprouvés au sujet de la position qu’ils avaient prise, et ils eurent à passer par un temps sombre.

Il en est de même pour nous ; dès que nous faisons une déclaration, nous serons tôt ou tard éprouvés à son sujet même. J’espère que mes paroles n’auront pas pour effet de vous faire dire  : « Jamais plus je ne ferai de déclaration  ! » Si nous prenions cette attitude, nous pourrions entraver le Seigneur dans Son Dessein.

Il est nécessaire, pour avoir du butin, que nous passions par ce chemin.

Les qualités ne peuvent être acquises que de cette manière  et, selon la mesure de dévotion que nous avons, il est tout à fait juste de notre part,  de faire une déclaration, de prendre une position ; le Seigneur nous demande de le faire, car cela Lui donne une base pour nous éprouver. Il semble, selon l’ordre des choses, que le Seigneur attende nos déclarations pour pouvoir agir.

Si nous ne nous sommes jamais déclarés, si nous avons toujours gardé une réserve, et que nous ayons toujours été aussi prudents,  le Seigneur n’a jamais pu faire quoi que ce soit avec nous !! C’est lorsque nous arrachons nos pieds du sol et que nous nous élançons dans les profondeurs en déclarant que nous voulons suivre le Seigneur, qu’Il peut commencer à agir. Nous sommes éprouvés par la position que nous avons prise, passés au creuset par notre décision même ; et alors sont formées en nous ces qualités qui sont celles de l’édification ; c’est le Butin de la Guerre !

Je lisais ce qui suit : « Beaucoup de personnes désirent la puissance. Comment donc la puissance est-elle obtenue ? Nous passions l’autre jour près des grandes usines où les machines sont alimentées d’électricité. Nous entendionsle bourdonnement et le grondement des roues innombrables,et nous demandâmes à notre ami :

« Comment crée-t-on la puissance électrique ?


- Oh ! dit-il, c’est simplement par le mouvement de ces roues et par le frottement qu’elles produisent. C’est le frottement qui crée le courant électrique. Ainsi, lorsque Dieu veut donner plus de puissance à notre vie, Il permet plus d’épreuves. Il crée la Force Spirituelle par le moyen d’un rude frottement.... Quelque-uns ne l’aiment paset cherchent s’échapper de l’épreuve, au lieu d’y trouver la puissance et de l’utiliser pour s’élever au-dessus des causes douloureuses. L’opposition est essentielle à un équilibre véritable des forces. Les forces centripètes et centrifuges, qui agissent en opposition l’une à l’autre, gardent notre planète sur son orbite. Poussée par l’une de ces forces, retenue par l’autre, au lieu de s’élancer à travers l’espace dans une voie de destruction, elle suit grâce a une action et une réaction constantes, son orbite régulière autour de son centre, le soleil. C’est ainsi que Dieu dirige nos vies. Il ne nous suffit pas d’avoir une force impulsive, nous avons également besoin d’une force répulsive ; et Dieu nous retient ainsi par la suite des épreuves de notre vie, par l’oppression des tentations et des détresses, par les choses qui semblent se dresser contre nous et qui, réellement, élargissent notre voie et établissent notre marche. Remercions-Le pour toutes choses ; acceptons les fardeaux aussi bien que les ailes ; et poussés ainsi divinement,
courons avec foi et persévérance dans notre Vocation haute et céleste. » (Tiré de Fleuves dans le Désert.)


Ce n’est là qu’une manière d’exprimer l’expérience. La Lumière et la Puissance jaillissent du conflit. Et le Seigneur édifie ainsi Sa Maison avec le Butin de la Guerre. Et Il permet que des ennemis subsistent afin que nous triomphions d’eux, les ennemis intérieurs comme les ennemis extérieurs, et pour qu’Il ait toute la Beauté et toute la Gloire pour Sa Maison.

Que le Seigneur nous parle par ce message ! Qu’Il nous montre Lui-même- lorsqu’Il nous donne une vision, une révélation, un appel auxquels nous répondons  - et que les revers viennent ensuite que les difficultés et l’opposition ne démentent pas l’évidence de la Révélation ou de l’Appel de Dieu ! Mais elles doivent nous faire entrer dans quelque chose de plus que le simple domaine de l’émotion, en ce qui concerne la Vérité et le Servic. Mais elles doivent nous amener dans une position de Puissance, où l’on pourra désormais compter sur nous....

Le Seigneur Jésus dit :

« Je bâtirai Mon Assemblée, et les portes du Hadès ne prévaudront pas contre Elle »

- et ceci à cause de Sa qualité morale.

Grâce à Sa Vertu morale (Caratère de Christ ), Elle est établie pour toujours !





- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "


Les Vœux de Mariage



Nous pouvons donner maintenant une définition du Mariage, après avoir vu, dans l’article précédent, comment Dieu voit la chose :


Le Mariage est une Institution, d’application universelle et d’origine divine.


Par cette loi, un homme et une femme sont unis surnaturellement par Dieu,
le jour où ils s’engagent mutuellement à vivre ensemble
dans l’amour et de façon permanente,
pour construire et maintenir un foyer et une famille.


1. Le Mariage est une loi d’application universelle et d’origine divine…

Dieu est l’Auteur, le Créateur de la Loi sur le Mariage.

Ses Ordonnances, établies dans les Écritures, ont une portée universelle et s’appliquent à toute la descendance d’Adam et d’Ève, descendance qui est “soumise” à ces ordonnances et sera jugée par elles.



2. Par cette loi, un homme et une femme sont…

Comme l’application de la Loi sur le Mariage est universelle, nous ne pouvons donc pas dire que cela s’applique seulement aux Chrétiens, aux Juifs ou à d’autres hommes et femmes religieux.

Non, la portée de cette Loi est universelle et donc, chaque homme et chaque femme se trouve concerné par cette Loi.

Ainsi la définition dit : un homme et une femme.
Cela ne peut s’appliquer à un homme et un homme, ou à une femme et une femme.



3. Ils s’engagent mutuellement…

C’est le consentement libre et mutuel de se donner l’un à l’autre qui va constituer l’unicité du couple - être un et non plus deux, cette Union en Un, ou une seule chair, étant l’Acte de Dieu.

Maintenant elle est ta compagne, et la femme de ton alliance. (fondée sur les Vœux de Mariage) Malachie 2, 14


4. Unis surnaturellement par Dieu…

Dieu Seul a la capacité d’unir l’homme et la femme pour les faire devenir « Une Seule Chair ».

Cette union « être Une Seule Chair » telle qu’elle est décrite dans la Parole de Dieu, est pour la vie.



5. À vivre ensemble dans l’amour et de façon permanente…

La partie de la définition qui dit « dans l’amour » n’est pas basée sur l’émotion mais sur un acte de volonté. Il ou elle, choisit ou décide d’aimer et se construit ensuite une image mentale qui justifie sa décision.

C’est la raison pour laquelle Dieu dit aux chrétiens d’aimer à trois niveaux : leur conjoint, leur prochain et… leurs ennemis ! Ce n’est pas parce qu’ils y ont droit, mais parce que Dieu l’ordonne !

Nous savons que c’est dans la Nature de Dieu de nous aimer.
Dieu est Amour !

Il choisit de nous aimer tels que nous sommes !
De même, les maris et les épouses doivent s’aimer mutuellement, indépendamment de leur comportement.



6. Pour construire et maintenir un foyer et une famille

C’est la Volonté de Dieu pour un couple qu’il construise son propre nid !

L’homme quittera son père et sa mère et sera uni à sa femme. Genèse 2, 24

 




Quelques points à retenir impérativement !


- 1. Les relations sexuelles n’établissent pas l’état de Mariage, c’est-à-dire, l’ « l’Union en Une Seule Chair ».

Les relations sexuelles sont le privilège exclusif du Mariage mais ne le fondent pas pour autant ! Ce sont les paroles d’engagement prononcées qui déterminent la “fonte” de DEUX en UN, par un Acte surnaturel et unique de Dieu.

L’histoire de Joseph et Marie en Matthieu 1, de David et Bathsheba en 2 Samuel 11, tout comme l'histoire de Samson et Delila en Juges 16, 1 en témoignent.

 

L’enseignement de Jésus
Si quelqu’un répudie sa femme et en épouse une autre… Luc 16, 18

 

Il utilise le mot ” épouse “. Cela implique clairement que les relations sexuelles étaient comprises dans cette seconde relation.

Cependant, Jésus ne dit pas qu’ils étaient unis ou devenus « Une Seule Chair ». Au contraire, Il déclare qu’ils ont commis adultère !

Cela ne signifie pas que la sexualité partagée rend deux personnes « Une Seule Chair ! »

Le bon sens nous enseigne que, si les relations sexuelles “ font ” vraiment le Mariage, alors une telle chose n’est pas fornication…

Si vraiment l’acte sexuel rend un couple « Une Seule Chair », alors, au moment où cet acte prend place, l’homme et la femme deviennent « Une Seule Chair » et cela serait honorable…

Pourtant cela n’est pas ainsi : Jésus dit : « ADULTÈRE !  »

Nous étudierons plus tard et en détails, l’enseignement de l’Apôtre Paul - qui confirme et renforce l’enseignement de Jésus sans le contredire, comme certains voudraient le faire croire.




- 2 . L’homme, Officier d’État Civil ou Ministre du Culte - chrétien ou non, ne crée pas ou n’établit pas le Mariage.


Tout au plus il prend acte, mais il ne  peut pas créer l'état de mariés. Il n’en a pas le pouvoir.

La “ fonte ” de DEUX en UN reste l’Acte surnaturel et unique de Dieu qui Lui appartient.


Si l’église ou le gouvernement avait le pouvoir de faire « Une Seule Chair », les premiers chrétiens auraient été troublés. Ils connaissaient encore le sens de l’Alliance !


L’Histoire nous dit que l’église du Nouveau Testament, l’église des Temps apostoliques n’a pris aucune responsabilité d’organiser des cérémonies de Mariage, jusque vers la fin des trois premiers siècles après Jésus-Christ.


En fait, en ce temps-là, personne n’aurait pu dire que le prédicateur, ou bien l’État, pouvait faire d’un couple « Une Seule Chair ».

C’est vers 1300 que l’église catholique romaine remplaça cela par la Loi Canon. Celle-ci stipulait qu’un mariage, pour être valide, devait être prononcé par un prêtre.

Cette pratique de contrôle des Mariages dans l’église a été transposée dans le Protestantisme par Luther et les autres Réformateurs.


 

 

- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "



Alliance & Vœux de Mariage

(1ère partie)



Nous avons donc établi dans les chapitres précédents que :

  • Le Mariage est une Institution de Dieu.

  • C’est Lui et Lui-Seul qui en est l’Initiateur.

  • Il fonde et établit l’union et l’unité d’un couple sur les vœux que l’homme et la femme prononcent le jour de leur mariage.

  • Dieu déclare et atteste que la durée de cette union est pour la vie (Jusqu’à ce que la mort nous sépare…).

  • Dieu a initié et institué la Loi du Mariage dans le jardin d’Eden et, par voie de conséquence, son application est universelle  et s’étend sur toute la descendance d’Adam et d’Ève.

  • D’après les Écritures, nous avons démontré que, dans un couple, le devenir “Une Seule Chair” est un Acte surnaturel de Dieu, dans le sens où de deux êtres indépendants Il en fait ” UN SEUL “.

  • Ce miracle a lieu quand deux personnes (un homme et une femme) se mettent ensemble et pour la première fois, lorsque chacun consent, promet, fait alliance, s’engage ou prête serment à l’autre.

Introduisons maintenant ces Vérités dans une définition du Mariage !

Cette définition est une compilation de beaucoup d’autres en essayant d’intégrer ce qui a été déjà dit là-dessus.





I. DÉFINITION DU MARIAGE


Le Mariage est
une Loi d’Application universelle et d’Origine Divine. (A)
Par cette Loi, un homme et une femme (B)
sont unis surnaturellement par Dieu, (D)
le jour où ils s’engagent mutuellement (C)
à vivre ensemble dans l’amour et de façon permanente, (E)
pour construire et maintenir un foyer et une famille. (F)




A. « Le Mariage est une Loi d’Application Universelle et d’Origine Divine… »


Cela signifie que Dieu est l’Auteur de la Loi sur le Mariage et que Ses Ordonnances, établies dans les Écritures, ont une portée universelle et s’appliquent à tous les descendants d’Adam et d’Ève.
Tous sont donc ainsi soumis à ces ordonnances et seront jugés par elles.


 

B. « Par cette Loi, un homme et une femme… »

Comme l’application de la Loi sur le Mariage est universelle, nous ne pouvons pas dire que cela s’applique seulement aux Chrétiens, aux Juifs ou à d’autres hommes et femmes religieux. Non, la portée de cette Loi est universelle et donc, chaque homme et chaque femme se trouve concerné par cette Loi.
Ainsi la définition dit : ” un homme et une femme “. Cela, donc, ne peut être appliqué à un homme et un homme, ou à une femme et une femme. De telles relations sont condamnées et aussi interdites dans les Écritures.

Voir Genèse 13, 13 ; Deutéronome 23, 17-18 ; Romains 1, 16-32.





C. « …s’engagent mutuellement… »


C’est le consentement libre et mutuel de se donner l’un à l’autre qui constitue l’unité du couple (être un et non plus deux), cette union en un, ou ” Une Seule Chair “, étant l’Acte de Dieu.

Maintenant elle est ta compagne, et la femme de ton Alliance
[fondée sur les vœux de mariage]
Malachie 2, 14





D. « Ils sont unis surnaturellement par Dieu… »



Seul Dieu a la Capacité de les unir pour qu’ils deviennent ” Une Seule Chair “.

Seule cette Union - « être une seule chair » - telle qu’elle est décrite dans la Parole de Dieu, est pour la vie.






1. LES RELATIONS SEXUELLES NE FONDENT PAS ” l’Union en Une Seule Chair ”


Les relations sexuelles sont le privilège exclusif du Mariage mais ne le fondent pas pour autant !

Matthieu le démontre de façon claire lorsqu’il parle de :


a. L’histoire de Joseph et Marie.

Quand Joseph apprit que Marie était enceinte, il fut près de la répudier. Alors un ange lui dit que l’Enfant était celui du Saint Esprit et qu’il pouvait et devait épouser Marie.

Ensuite lorsque Joseph se réveilla de son sommeil, il fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait ordonné :

Il prit avec lui sa femme.
Matthieu 1, 24

La Bible “Parole Vivante” dira :

…il amena Marie dans sa maison pour être sa femme.
Matthieu 1

La Bible Amplifiée :

…il la prit à ses côtés comme femme.

Ils étaient donc mariés ; ils étaient devenus Une Seule Chair, en tant que mari et femme et cependant le verset 25 dit :


Il ne la connut point…

Cela veut dire qu’il n’a pas eu de connaissance physique de son épouse. Ils n’ont pas eu de relations sexuelles, bien qu’ils soient tous les deux déjà devenus Une Seule Chair. Et jusqu’à quand ?


…jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde son fils premier-né…
Matthieu 1, 25

La Bible ” Parole Vivante ” dira :


Elle resta vierge jusqu’à ce que son Fils fût né.

La Bible Amplifiée :


…mais il n’eut pas d’union avec elle - en tant que mari - jusqu’à ce qu’elle eût mis au monde son Fils premier-né…

De ce fait même, l’Écriture enseigne que les relations sexuelles ne font pas le mariage. Joseph et Marie étaient légalement mariés depuis des mois avant que Joseph ne l’ait connue (au sens biblique du terme).


Il existe d’autres exemples dans les Écritures enseignant que les relations sexuelles ne créent pas la relation de mariage :


b. David et Bathsheba en 2 Samuel 11



c. La femme surprise en adultère de Jean 8




d. L’enseignement de Jésus en Luc 16, 18


Si quelqu’un répudie sa femme et en épouse une autre…
Luc 16, 18  Parole vivante

L’usage du mot épouse implique clairement que les relations sexuelles étaient comprises dans cette seconde relation.

Cependant, Jésus ne dit pas qu’ils étaient unis ou devenus une seule chair. Au contraire, Il dit qu’ils ont commis adultère.
Cela ne dit pas que la sexualité partagée rend deux personnes, une seule chair !

Le bon sens nous enseigne que, si les relations sexuelles font le Mariage, alors une telle chose n’est pas fornication…

Si vraiment l’acte sexuel physique rend un couple " Une Seule Chair ", alors, au moment où cet acte prend place, l’homme et la femme deviennent " Une Seule Chair " et cela est honorable. Pourtant le bon sens nous enseigne que cela n’est pas ainsi.


La première Épître aux Corinthiens paraît dire que les relations sexuelles ne font de deux plus qu’Un.

…celui qui est uni à une prostituée est un seul corps,
car les deux, dit-il, seront un.

1 Corinthiens 6, 16

Le mot clef de ce verset est uni qui vient du mot grec kollaomai. Ce mot grec vient de la racine kollao, qui signifie coller ou bien encore cimenter ensemble.

Comparez ceci avec le mot grec proskollao qui veut dire adhérer, s’attacher à, rester fidèle. Ce mot vient de la même racine kollao.

VINE, dans son Commentaire Encyclopédique, dit que ce mot est « une forme renforcée par pros [à, intensif], de kollao et est utilisé à la voie passive et à la forme réfléchie, dans un sens métaphorique. »

Ce même mot renforcé, proskollao, est aussi utilisé dans l’Épître aux Éphésiens et concerne les relations entre un mari et son épouse.

Il sera joint à sa femme
et les deux seront une seule chair.

Éphésiens 5, 31

Cette association-union nous parle d’une sorte de liaison, de colle, de cimentation, comme il est dit dans Matthieu 18, 5-6 et Marc 10, 7 quand il est parlé clairement de l’union de mariage pour la vie « car ils ne sont plus deux… » (donc plus jamais deux).

Il est simplement établi que si un homme est marié ou bien attaché à une femme et qu’ensuite il découvre qu’elle est une prostituée, elle est encore et toujours sa femme et elle est « Une Seule Chair » avec lui. Dieu est Celui qui les rend Un, Une Seule Chair à cause de leurs serments.

D’autres preuves scripturaires, démontrant que la sexualité n’établit pas le mariage, se trouvent dans les textes suivants. En Genèse, chapitre 38, nous avons :


e.L’histoire de Judah.

Judah avait trois fils, Er, Onan et Shelah.
Er fut marié à Tamar verset 6 mais avant qu’ils n’aient pu avoir des enfants, le Seigneur fit mourir Er à cause de sa méchanceté verset 7.


Ensuite, comme cela était la coutume à cette époque, Judah dit à son second fils, Onan, d’épouser Tamar et de donner une descendance à son frère aîné, afin que son nom ne soit pas effacé verset 8.
Onan désobéit à son père, à cause de son propre égoïsme : il répandait sa semence sur la terre. Le Seigneur le fit mourir verset 9 & 10.

Ensuite Judah dit à Tamar d’attendre son troisième fils, le plus jeune.
Tamar voyait que Shela ne lui était point donné pour mari afin de remplir son devoir de lévirat.

Quand Tamar entendit que la femme de Judah était morte, elle se renseigna pour savoir ce que Judah faisait. Désespérée de ne pas avoir un enfant pour relever le nom de son mari, elle se déguisa en prostituée et séduisit Judah sur le chemin. Pour ses services, elle obtint l’anneau, les bracelets et le bâton de Judah, comme gages en attendant le paiement. Judah pourrait ainsi lui envoyer son salaire et recouvrer ses objets personnels verset 12-18.


Plus tard, quand Judah entendit que Tamar était enceinte, il commanda qu’elle soit brûlée verset 24. A ce moment-là, Tamar produisit les gages qu’elles avait reçus pour montrer à Judah qu’il était le père des jumeaux à naître verset 25.

Ensuite Judah reconnut qu’il n’avait pas été juste avec Tamar et qu’elle-même s’était comportée justement.

Mais remarquez ceci : jamais Judah - pas plus d’ailleurs que Tamar (qui a accompli le service d’une prostituée) - n’a annoncé que leur relation sexuelle les a joints l’un à l’autre et fait d’eux Une Seule Chair.

Au contraire, leur relation est revenue à ce qu’elle était auparavant.

Et il ne la connut plus…
Genèse 38, 26


Le même principe régit :


f. L’histoire de Samson et Dalila.


Et Samson descendit à Gaza et vit une prostituée et vint vers elle.
Juges 16, 1

…Et il passa la nuit avec une prostituée…
Juges 16, 1 (dans Parole Vivante)

Nulle part il n’est annoncé que Samson fut uni avec Dalila et devint Une Seule Chair avec elle, au travers de leurs relations sexuelles, dans sa profession de prostituée !



g. Dans le livre d’Osée, le Seigneur a demandé au prophète Osée d’épouser Gomer.

Osée était marié à elle à cause de leurs Vœux de Mariage, bien qu’elle exerçât le métier de prostituée. Il continua à l’aimer et à lui pardonner.


h. Dans l’Épître aux Corinthiens, au chapitre 6, Paul ne veut pas dire que les relations sexuelles entre un homme et une femme les font devenir « une seule chair ».
Mais c’est l’union d’un homme et d’une femme, par les Vœux qu’ils prononcent, qui fait d’eux « Une Seule Chair », même si elle est une prostituée !


Car les deux deviendront une seule chair…

1 Corinthiens 6, 16

Il n’y aucun doute que cela fait référence à Genèse 2, 23-24, lorsqu’Adam accepta Ève comme son épouse et que Dieu prononça ces mots. Puis-je suggérer qu’aucune union sexuelle n’avait encore eu lieu quand ces mots ont été dits, pourtant Adam et Ève étaient considérés comme étant déjà « une seule chair ».

En fait, la seule référence que la Parole fait à une relation conjugale entre Adam et Ève se situe après la chute :


Et Adam connut Ève sa femme,
et elle conçut et enfanta Caïn et dit :
j’ai acquis un homme avec l’Éternel !

Genèse 4, 1

Comme quoi nous devons éliminer des enseignements d’église le concept erroné que les relations sexuelles entre un homme et une femme constituent le lien de mariage, c’est-à-dire « une seule chair ».


1 Corinthiens 6, 16
est le seul verset - lorsqu’il est mal interprété - qui puisse suggérer une telle chose. La Parole de Dieu utilise cette phrase, « devenir une seule chair », seulement quand il est question de Mariage, jamais pour une affaire illicite.

Dans ce contexte 1 Corinthiens 6, 16, Paul - parlant de la part du Seigneur - fait référence à la fornication dans son sens le plus large.

L’usage de ce mot inclut tout manque de chasteté morale, en opposition avec l’usage courant du mot. (J’étudierai plus loin dans ce livre les différents usages du mot fornication.)

Sa conclusion est que nous devons nous séparer nous-mêmes de toute impureté morale ; et il faut bien vous souvenir que, si vous vous mariez, même avec une prostituée, vous deviendrez « Une Seule Chair avec elle » !






2. L’ÉGLISE NE CRÉE PAS OU N’ÉTABLIT PAS « l’Union en Une Seule Chair »


Si l’église ou le gouvernement avait le pouvoir de faire « une seule chair », les premiers chrétiens auraient été troublés.
L’histoire nous dit que l’église du Nouveau Testament n’a pris aucune responsabilité d’organiser des cérémonies de mariage, jusque vers la fin des trois premiers siècles après Jésus-Christ. En fait, en ce temps-là, personne n’aurait pu dire que le prédicateur, ou bien l’État, pouvait faire d’un couple « une seule chair ».

C’est vers 1300, que l’église catholique romaine remplaça cela par la Loi Canon qui stipulait qu’un Mariage, pour être valide, devait être prononcé par un prêtre. Cette pratique de contrôle des Mariages dans l’église a été transposée dans le Protestantisme par Luther et les autres Réformateurs.





3. LE GOUVERNEMENT NE CRÉE PAS OU N’ÉTABLIT PAS « L’Union en Une Seule Chair »


Le Gouvernement délègue son Autorité à ceux qui prononcent l’Etat de Mariage.
Ce n’est pas parce qu’il a le pouvoir d’unir ou de joindre les deux parties en Une Seule Chair par cette délégation, mais c’est seulement pour faciliter la tenue des registres d’État Civil pour le Gouvernement. En exigeant cette limitation, la mention du mariage est correctement enregistrée ; la société est en ordre, régie par des lois, et peut perdurer.

Le Gouvernement donnera une licence à un juge, un juge de paix, un notaire ou un ministre de l’évangile et, par ce biais, leur déléguera toute autorité pour présider la cérémonie et attester de son authenticité. Mais permettez-moi de vous affirmer qu’aucun de ceux-là n’a le pouvoir de faire de deux personnes « Une Seule Chair » !

Quelle que soit la personne qui officiera à la cérémonie de mariage, elle recevra du couple un imprimé, rempli et signé par des témoins, et le renverra à l’autorité responsable dans les 48 heures.
Encore une fois, ce n’est pas le Gouvernement qui a la capacité de faire d’un couple « une seule chair », ni ne peut laisser entendre que ces hommes, présidant des cérémonies de mariage, puissent faire des mariés « Une Seule Chair ». Son seul objectif est de viser à avoir des enregistrements d’état civil corrects et de maintenir l’ordre social.

Ceci est la définition légale du mariage par l’État : le mariage est le processus par lequel la relation entre mari et femme est constituée et légalisée dans un accord mutuel.
En d’autres termes, l’État dit que, chaque fois qu’un homme et une femme décident de se marier, il doivent porter sur la place publique le fait qu’ils se sont engagés mutuellement, ou se sont promis l’un à l’autre.
Beaucoup de gens pensent que l’État fait ou établit les mariages, et qu’ainsi il a l’autorité de briser les liens du mariage. Depuis que beaucoup ont cru ce mensonge, ils ont accepté - par la reconnaissance des divorces prononcés par les tribunaux - que l’État puisse les unir ou les séparer.
Quand l’État s’est arroger ce pouvoir, alors le fruit, la descendance de cette union, est aussi sous sa juridiction. L’étape suivante est très logique pour l’État : s’il a l’autorité d’unir et de séparer des couples, il a alors légalement l’autorité de faire des descendants de cette union des « pupilles » de l’État.
Nous récoltons maintenant le fruit de cette erreur à travers l’intrusion gouvernementale dans tous les aspects de la vie de famille.




4. DIEU CRÉE ET ÉTABLIT « L’Union en Une Seule Chair »


Puisse Dieu nous aider à nous repentir et à dire ce qu’Il dit !

Matthieu 19 indique clairement que, de deux, Dieu en fait Un !


…en conséquence ce que Dieu a unit…

Matthieu 19, 6

Une relation « en Une Seule Chair » est seulement obtenue par Dieu à travers le consentement mutuel des personnes qui s’unissent.

En Malachie 2, 13 Dieu déclarait son déplaisir envers le peuple juif et dit qu’Il rejetait leurs offrandes.


…bien que vous couvriez l’autel de vos pleurs
parce que le Seigneur ne fait plus attention à vos offrandes
et vous n’en recevez aucune bénédiction.

Malachie 2, 13 (Parole Vivante)

Au verset 14, ils demandèrent à Dieu : Pourquoi, Dieu, es-Tu tellement fâché envers nous ?

Dieu répondit :


Parce que le Seigneur a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse
envers laquelle tu as agi perfidement ;
elle est pourtant ta compagne et la femme de ton Alliance !

Le verset 15 continue ainsi :


Et n’en a t-il pas fait Une Seule Chair ?


Dieu fait référence aux vœux ou aux engagements pris lors de l’Alliance de Mariage.


La Bible Amplifiée le dit encore plus clairement en Malachie 2, 14  et en Matthieu 5, 37


… Parce que le Seigneur a été témoin [lors de votre Mariage]
entre toi et la femme de ta jeunesse
contre laquelle tu as agi perfidement et sans fidélité….

[Notez ceci : Dieu est en train de dire (paraphrase) en dépit de ce que vous avez fait]

elle est ta compagne et la femme de ton Alliance

[établie lors des vœux de mariage].


Seul Dieu, l’Unique, Celui qui a créé et établi le Mariage par un Acte souverain et divin, peut lier un homme et une femme, et en faire ” Une Seule Chair “ pour la vie.
Ce lien est instauré, quand ils se sont mis d’accord, décident de faire Alliance, ou bien font le Vœu de s’accepter mutuellement,

+ non par les relations sexuelles,
+ non par l’église,
+ non par une autorisation gouvernementale,
+ non par celui qui officie lors du Mariage,
mais par un Acte Souverain de Dieu !

Le papier écrit (l’autorisation) donné par la Société confirme seulement que l’acte est enregistré, et donc légal, en ordre, et correspond aux règles établies. Celui qui officie déclare simplement, par suite de la pratique établie, que la procédure exacte a été suivie.

Mais Dieu seul, d’une façon souveraine et permanente, joint ou “colle”, chaque couple ensemble, et Il déclare succinctement sa durée - pour la vie !
En conséquence ils ne sont plus deux,
mais ” Une Seule Chair “ !

Matthieu 19, 6


A moins que nous ne comprenions cette vérité fondamentale,
nous ne pouvons interpréter correctement
la doctrine du Mariage.


Nous croirons à tort que le certificat de mariage reçu lors de la cérémonie a fait de nous une seule chair. Et en conséquence, un certificat de divorce nous séparera et nous serons libres de tout recommencer de nouveau !! Ce raisonnement n’est pas biblique et il est faux.

 

Puisse Dieu nous aider à voir clairement cette vérité !
Qui que vous soyez, si vous - ou une autre personne - venez, pour la première fois avec quelqu’un, pour vous engager l’un envers l’autre comme mari et femme, dans une relation hétérosexuelle selon Dieu, le Seigneur est le témoin dans cet engagement, et Il fait de vous une seule chair pour la vie. Il n’y a pas d’autre moyen scripturaire de devenir une seule chair, parce que c’est Dieu qui l’a établi au début, et cela ne peut être changé.


Tant que vous ne comprendrez pas
complètement
ce principe fondamental,
vous serez troublé par les raisonnements humains
lorsque les gens essayeront de vous expliquer le Mariage,
en dehors de sa permanence et de son origine divine,
sortant des arguments en faveur du divorce
et des relations subséquentes…


S’il vous plaît ! Revoyez les versets suivants :

Aucun homme ne peut séparer ce que Dieu a uni.

Marc 10, 9 (Parole Vivante)

En conséquence, ils ne sont plus deux, mais une seule chair !
Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.

Matthieu 19, 6

Et n’en a-t-Il pas fait un ?

Malachie 2, 15



E. « …à vivre ensemble dans l’amour et de façon permanente… »


Très souvent les gens me confient :

« Je n’ai pas compris les paroles que j’ai dites lors de la cérémonie ! »

Si les paroles de votre cérémonies étaient si difficiles à comprendre, oubliez pour un instant les vœux que vous avez formulés et répondez à ces questions. Quand vous avez été d’accord d’épouser votre partenaire :

+ Combien d’années pensiez-vous vivre avec lui ou avec elle ?
+ Combien de temps pensiez-vous que les mariages devraient durer ?
+ Vous attendiez-vous à aller chaque année au bureau d’état civil pour vérifier la date d’expiration de votre document ?
+ Avez-vous informé préalablement votre partenaire que c’était une chose temporaire ?
+ Quand il vous a été demandé « si vous vous engagiez à être fidèle tant que vous vivriez » avez-vous répondu « Oui !» ?
Si cela est ainsi, vous êtes responsable devant Dieu !


Jésus dit :

Que votre oui soit oui et votre non, non !
Tout ce qui est en plus vient du diable.

Matthieu 5, 37

Les gens, par nature, aujourd’hui, brisent les alliances et les trêves ; cependant, si vous les questionnez avec soin, il apparaît qu’ils connaissent le lien permanent du Mariage.
La partie de la définition qui dit « dans l’amour » n’est pas basée sur l’émotion mais sur un acte de volonté. Il/elle choisit ou décide d’aimer et se construit ensuite une image mentale qui justifie sa décision.
C’est la raison pour laquelle Dieu dit aux chrétiens d’aimer à trois niveaux :

+ Aimer leurs époux/épouses
+ Aimer leurs voisins
+ Aimer leurs ennemis…

Ce n’est pas parce qu’ils y ont droit, mais parce que, Lui, Dieu l’ordonne !

Nous savons que c’est dans la Nature de Dieu de nous aimer ; Dieu est Amour ! Il choisit de nous aimer, de la même façon que les maris et les épouses doivent s’aimer mutuellement, indépendamment de leur comportement.





F. « pour construire et maintenir un foyer et une famille »


C’est la Volonté de Dieu pour un couple qu’il construise son propre nid !

L’homme quittera son père et sa mère et sera uni à sa femme.
Genèse 2, 24

Il n’est jamais normal que deux familles vivent ensemble sous le même toit pendant une longue période. C’est parfois nécessaire, mais loin d’être l’idéal.
Il faut du respect mutuel pour construire un foyer, et la reconnaissance des rôles propres des autorités. Maintenir un foyer demande de la maturité, de la responsabilité et une volonté d’adaptation.
Je crois que vous trouverez cette définition du Mariage tout à fait en accord avec la Parole de Dieu.





- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "



Alliance & Vœux de Mariage

(2ème partie)




II. LA DOCTRINE BIBLIQUE DES ALLIANCES ET DES VŒUX

 


Le prochain concept à saisir pour la compréhension biblique du mariage est ce que la Bible enseigne sur les Alliances et les Vœux.

 

A. LES ALLIANCES


Le Dieu d’Abraham est un Dieu qui fait des Alliances.

Il a conclu une Alliance universelle quand il a installé l’Arc-en-ciel qui attestait que, plus jamais, la Terre ne serait détruite par l’eau. Par ce signe d’Alliance, nous savons que Dieu S’est engagé à ne plus jamais détruire la Terre par l’eau, Il l’a dit !


Dans l’Histoire, diverses alliances ont été conclues :

1. Alliance de sel

Une de ces alliances est l’Alliance de Sel. Quand deux personnes entraient en Alliance et désiraient le concrétiser, elles utilisaient du sel, appelé Sel de l’Alliance : chacun prenait une pincée de sel de son propre sachet et la déposait dans celui de l’autre.
La seule possibilité de rompre cette Alliance - qui venait d’être conclue - était de pouvoir séparer les grains de sel, qui venaient de se mélanger, d'avec ceux de son partenaire d’Alliance. C’était une Alliance de lien.

 

2. Alliance de Sang

Une Alliance d’un autre type a été faite entre Dieu et Abraham. Elle est appelée : Alliance de Sang. L’Alliance de Sang ne pouvait être brisée que par la mort de l’un des partenaires d’alliance.

 

A cause de cela, Dieu n’a pas été le partenaire d’Abraham dans l’Alliance, mais Il a conclu une Alliance avec Lui-même concernant Ses promesses à Abraham. Ensuite, comme c’est une Alliance de Sang, elle ne pouvait pas être brisée jusqu’à ce que Dieu meure ! Je sais qu’il y a quelques années, on a suggéré que Dieu était mort, mais ne le croyez pas. Je communique avec Lui régulièrement et Il est bien vivant !! Ainsi, l’Alliance Abrahamique est toujours en vigueur…

 

Les hommes aussi ont fait des alliances de sang les uns avec les autres. Ils faisaient un vœu, se faisaient des incisions pour que le sang coule. Ils « joignaient » leurs blessures pour que les sangs se mélangent, et leurs vœux devenaient l’accord de l’Alliance de Sang, qui ne pouvait être brisée que par la mort de l’un d’eux !

 

Une autre caractéristique particulière de l’Alliance de Sang résidait dans le fait que chaque partenaire s’engageait et disait : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ! »

 


Note :

C’est la raison pour laquelle Dieu a testé Abraham avec son fils Isaac, pour voir s’il avait vraiment la volonté de remplir le contrat d’Alliance. Genèse 22, 1-18

 


 


B. LE MARIAGE EST UNE ALLIANCE


L’Alliance de Mariage est comme une Alliance de Sel et de Sang et elle reste en vigueur jusqu’à ce que l’un des partenaires meurt.

 

L’Alliance de Mariage est similaire à une alliance de sang, dans le sens où les partenaires s’impliquent en disant : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ! »

 

Les deux alliances peuvent être brisées, mais seulement par la mort de l’un des partenaires.

 

C’est la même chose que pour l’Alliance de Sel. Dans cette Alliance, les partenaires ne pourront jamais séparer les grains de sel appartenant à chacun d’entre eux. C’est une Alliance inviolable.

 

Il y a beaucoup de similitudes entre ces alliances et l’Alliance de Mariage, cette dernière est une Alliance de Sang, car : 
  • - Les veuves peuvent se remarier, bien qu’elles ne soient plus vierges depuis longtemps, et Dieu reconnaît leur Mariage.

  • - Les couples, où l’un et/ou l’autre, par suite d’infirmités, sont totalement impuissant ou stérile, sont bien cependant reconnus comme mariés.

  • - Joseph a épousé Marie, Matthieu 1, 24-26, mais n’a pas eu de relations sexuelles avec elle jusqu’à ce que Jésus fût né. Ils étaient reconnus même par Dieu comme mari et femme, c’est-à-dire « une seule chair » et unis dans l’Alliance pour la vie.

  • - Dans la société juive, la « déchirure de l’hymen » qui se passe dans la chambre nuptiale, immédiatement après la cérémonie et les vœux de mariage, va être la seule preuve - essentielle pour tout homme juif - que la nouvelle mariée est bien vierge.

  • - Ce n’est pas la déchirure de l’hymen ou le sang qui coule, mais bien les vœux (ou serments) avec le consentement mutuel qui établissent l’Alliance de Mariage. (quoique la déchirure soit l'image juste)

     

  • Les gens ont besoin aujourd’hui d’entendre cela.


     


L’apôtre Paul nous dit :
Dans les derniers jours… les hommes seront parjures. (briseurs de serments)
2 Timothée 3, 3

Cela signifie qu’ils s’engageront dans un serment et volontairement le dénonceront.
Dans le chapitre 1 des Romains, Paul décrit la nature de ceux qui, « professant d’être sages… », tourneront le dos à Dieu. Encore et encore, cela est vrai :


Dieu leur a donné…
Romains 1, 26

Dieu leur a donné une intelligence réprouvée
afin qu’ils commettent des choses qui ne conviennent pas…

Romains 1, 28

En décrivant l’aboutissement de la vie de ces gens à cause de leurs choix, Paul définit quelques évidences visibles :

… des briseurs d’alliance sans intelligence….
Qui, tout en connaissant que le jugement de Dieu
sur ceux qui pratiquent de telles choses est la mort,
non seulement font de même,
mais encore trouvent leur plaisir en ceux qui les pratiquent !

Romains 1, 31-32

En contraste avec cela, l’enseignement de Jésus à Ses disciples est parfaitement honnête et intègre. Il suit immédiatement Son enseignement concernant le Mariage.

Mais Moi, Je vous dis :
ne jurez pas (Parole Vivante dit : ne faites aucun serment)
ni par le ciel,
car c’est le trône de Dieu,
ni par la terre,
car c’est le marchepied de Ses Pieds,
ni par Jérusalem,
car c’est la Ville du Grand Roi.
Ne jurez pas plus par votre tête,
parce que vous ne pouvez pas faire vos cheveux blancs ou noirs.
Mais que dans votre communication,
votre Oui soit Oui ! et votre Non soit Non !
Car tout ce qui est en plus vient du malin !

Matthieu 5, 34- 37

Pourquoi pensez-vous que Jésus avertit Ses disciples du sérieux des promesses ou des vœux faits à Dieu ?

La Parole de Dieu a beaucoup à dire sur la gravité et l’importance des paroles que nous prononçons.


La mort et la vie sont au pouvoir de la langue…
Proverbes 18, 21

Trop de gens aujourd’hui prennent à la légère l’engagement de paroles. Le résultat est que cette nation paie très cher sa légèreté.

Je me souviens que, lorsque j’étais un jeune garçon, on avait rarement à signer un contrat par écrit. Si un ami te disait qu’il avait un petit « job » pour toi pour « tant », tu n’avais pas besoin d’un contrat. Une poignée de mains suffisait et on était d’accord. C’était cela l’intégrité, l’honnêteté, la loyauté - mots que nous ne connaissons plus de nos jours.


Allez chez un concessionnaire d’automobiles et essayez d’acheter un véhicule avec une poignée de mains ! Cela arrive rarement aujourd’hui… Pourquoi ? Parce que « …les hommes sont parjures… ». Cela est vrai non-seulement dans la relation d’homme à homme, mais encore dans la relation de l’homme face à Dieu. Nous avons besoin de connaître ce que Dieu attend de nous quand nous nous engageons dans un serment ou une alliance . Alors, nous comprendrons ce que Salomon disait :


« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue… »
Proverbes 18, 21

Le dictionnaire définit un vœu comme :


+ Une promesse solennelle faite à Dieu.
+ Un acte par lequel on se consacre et on se dévoue en action, en service ou par son attitude.
+ Une promesse de fidélité ou de loyauté (comme dans les Vœux de Mariage).


La Bible parle des vœux au verset 2 du chapitre 30 des Nombres :

Si un homme fait un vœu, ou un vœu au Seigneur,
ou fait un serment pour lier son âme avec un lien
[c’est-à-dire, si un homme promet à Dieu qu’il fera ou ne fera pas quelque chose], il ne brisera pas sa parole,
il fera tout ce qui est sorti de sa bouche.

Nombres 30, 2

Le chapitre 30 des Nombres nous parle d’une jeune fille qui fait un vœu dans la maison de son père.


Si une femme fait un vœu au Seigneur et lie son âme
- étant dans la maison de son père au temps de sa jeunesse -
et que son père entende son vœu,
par lequel elle a lié son âme,
et que son père garde le silence envers elle,
alors son vœu sera valide
et elle accomplira tout ce par quoi elle a lié son âme…

Nombres 30, 3-4


Encore, dans le chapitre 23 du Deutéronome, il est écrit :


Quand tu voueras un vœu à l’Éternel ton Dieu,
tu ne manqueras pas de l’accomplir,
car l’Éternel ton Dieu t’en redemandera certainement compte,
et cela serait péché sur toi.
Tout ce qui est sorti de tes lèvres,
tu le feras et l’accompliras,
même pour une offrande volontaire,
selon tout ce que tu as voué à l’Éternel ton Dieu,
que tu as promis de ta bouche.

Deutéronome 23, 21-23

Beaucoup ne sont même pas conscients que les promesses faites à la cérémonie de mariage sont enregistrées et concrétisées par Dieu, l’auteur et le créateur du mariage.

Quand quelqu’un accepte le mariage, c’est comme s’il achetait une « licence d’association exclusive ». Dieu l’a créé, en a établi les règles, en est encore le Ministre au pupitre, et n’a pas abdiqué dans sa capacité et son pouvoir de jugement.

Il a conçu et créé l’humanité, et Il sait que nous sommes des êtres ayant besoin de relations privilégiées et intimes avec une autre personne au milieu de la société. Aussi, Il a établi les liens du Mariage. Quand quelqu’un accepte cela, Dieu le fait devenir « une seule chair » avec son partenaire d’alliance.

S’Il ne faisait pas d’eux « une seule chair » alors leur relation deviendrait fornication, car seulement Dieu peut faire ce miracle lorsque des vœux sont échangés.

Lorsque quelqu’un fait une promesse de mariage à une autre personne, Dieu le prend au mot !


Si une jeune femme fait une promesse d’accepter le mariage
et que son père ne la désavoue pas,
Dieu la prend à ses propres paroles !

Nombres 30, 2-5

Après avoir appris ces vérités, quelques-uns vont peut-être plaider leur ignorance et dire : « ça a été une épouvantable erreur ! » S’il en est ainsi, ils doivent prendre en compte un autre avertissement de la Parole de Dieu !


Quand tu feras un vœu à Dieu,
ne tarde pas de l’accomplir
car il n’y a point de faveur pour les insensés.
Accomplis le vœu que tu as fait !
Mieux vaut pour toi de ne pas faire de vœu que d’en faire un sans l’accomplir.
Ne permets à ta bouche de faire pécher tout ton corps !
Et ne dis pas en Présence de l’Ange
que c’était par inadvertance !
Pourquoi Dieu devrait-Il s’irriter de tes paroles et ruiner l’œuvre de tes mains ?

 Ecclésiaste 5, 3-5


Nous trouvons dans le livre des Juges, un exemple scripturaire du sérieux avec lequel un vœu était fait.

Le chapitre 11 relate l’histoire de Jephté le Galaadite, fils d’une prostituée. A cause de la réputation de sa mère, Jephté et sa famille était mis au ban de la société hébraïque. Quand les Ammonites ont menacé Israël, les Israëlites savaient que Jephté était un homme de valeur. Ravalant leur fierté, ils sont venus trouver Jephté et lui ont demandé s’il voulait être leur chef dans la bataille. Après avoir mûrement réfléchi, Jephté accepta et se mit en campagne. En chemin, il prononça légèrement un vœu avant d’y réfléchir.

Et Jephté fit un vœu au Seigneur et dit :


Et Jephté voua un vœu à l’Éternel et dit :
” ...si Tu livres en ma main les fils d’Ammon,
il arrivera que ce qui sortira des portes de ma maison à ma rencontre,
lorsque je reviendrai en paix des fils d’Ammon,
sera à l’Éternel et je l’offrirai en holocauste.”
Et Jephté passa vers les fils d’Ammon pour combattre contre eux
et l’Éternel les livra en sa main.

Juges 11, 30-32

Il remporta la victoire. Quelqu’un a dit quelque chose comme cela : « Jephté a dansé et maintenant il a dû payer le violoniste » [« il a récolté ce qu’il a semé »].

Jephté n’était pas obligé de faire un vœu mais il l’a fait.

J’ai essayé de me mettre dans sa peau en imaginant quelles pouvaient être ses pensées en revenant chez lui.

D’après leur façon d’agir quand ils font d’autres promesses, je sais ce que quelques-uns auraient pensé sur le chemin du retour :

« Et bien Seigneur, je sais ce que j’ai dit à propos de la dîme, mais je ne savais pas que les intérêts de l’emprunt pour mon bateau augmenteraient… »

« Je sais, j’ai dit que j’allais prêcher pour toi, Seigneur, mais je ne me suis pas rendu compte alors que cette bourse ou cette opportunité de travail se présenterait. Tu comprends, Seigneur ? »

Laissez-moi vous dire, que justement, c’est ici le « Waterloo » de plus d’un croyant ! Beaucoup de gens ont, quelque part dans le passé, fait un vœu au Seigneur et ils l’ont oublié.

Puis-je vous dire dans l’amour, que Dieu ne l’a pas oublié ? Ces mêmes personnes ne connaîtront jamais la plénitude de joie de la marche dans l’obéissance, tant qu’ils ne feront pas demi-tour pour s’occuper de leur vœu comme Jephté l’a fait.



Je ne peux m’empêcher de penser que Jephté aurait voulu ne pas avoir dit ce qu’il a dit mais c’était déjà dit !
Ne croyez-vous pas que ses pensées auraient pu être celles-ci tandis qu’il arrivait à sa maison :
” Bon, peut-être que ma femme sera en train de nettoyer par terre quand j’arriverai à la maison et qu’elle expédiera dehors un poulet… ou bien, je parie que le vieux Rover (mon chien de chasse) m’entendra arriver et qu’il se précipitera pour m’accueillir à la porte. J’offrirai alors le poussin, ou Rover, au Seigneur comme holocauste, et je serai libéré du vœu que j’ai fait.


La Parole du Seigneur dit que cela n’est pas arrivé de cette façon : voilà ce qui est arrivé à Jephté !

Et Jephté vint à Mitspa dans sa maison
et voici que sa fille sortit à sa rencontre avec des tambourins et des danses.
Et elle était seule, unique :
il n’avait à part elle ni fils, ni filles.

Juges 11, 34
Jephté comprit ce qu’il avait fait :

…car j’ai ouvert ma bouche à l’Éternel et je ne puis revenir en arrière !
Juges 11, 35

Juges 11, 39 dit :


elle revint vers son père (Jephté)
qui accomplit à son égard le vœu qu’il avait voué.

Qu’avait-il promis ??
Je l’offrirai en holocauste…
Juges 11, 31

Je ne suis pas ici pour justifier ou pour condamner Jephté : cela appartient à Dieu ! J’essaie seulement de vous montrer qu’un vœu fait à Dieu est quelque chose de très sérieux.
Souvenez-vous en !
Mieux vaut que tu ne fasses point de voeu
que d’en faire un et de ne pas l’accomplir !

Ecclésiaste 5, 5

Je ne connais pas d’autre endroit dans l’Écriture où il a été question d’un holocauste humain, mais il a pu y en avoir un ici parce qu’un homme a compris le sérieux d’un vœu.
…car j’ai ouvert ma bouche à l’Éternel et je ne puis revenir en arrière !
Juges 11, 35

Je sais que certains diront qu’il n’était pas possible qu’il fût demandé à Jephté d’offrir réellement en holocauste un être humain.


Ils pensent que cela signifie que sa fille aurait été consacrée pour la vie au service du Temple, puisqu’elle était sa fille unique et que l’impossibilité pour elle de se marier serait le châtiment ; ainsi il n’aurait pas de petits enfants. Le véritable sens de ces paroles n’est cependant pas ici l’essentiel. Ce qui était folie de sa part, c’est d’avoir fait un tel vœu.

On pouvait dire de Jephté ce que Salomon a dit en Proverbes 6, 2 :


Tu es enlacé dans les paroles de ta bouche, tu es pris dans les paroles de ta bouche.


Quand il réalise à la fin le prix effrayant qui est à payer, il est écrasé. Malgré son agonie et sa douleur, il accomplit le vœu. Il savait qu’un vœu fait à Dieu quel qu’il soit ne peut être annulé !


Avez-vous quelques fois été enlacé « par les paroles de votre bouche » ?

Quand vous en avez mesuré le coût, avez-vous décidé de l’oublier ?


Ou bien

” j’ai ouvert ma bouche à l’Éternel et je ne puis revenir en arrière !”
Juges 11, 35

Souvenez-vous encore une fois :

Mieux vaut que tu ne fasses point de vœu
que d’en faire un et de ne pas l’accomplir !

Écclésiaste 5, 5


Oh… comme je souhaite que ces vérités soient enseignées à chaque couple qui envisage le Mariage aujourd’hui !

S’ils pouvaient comprendre le sérieux des Vœux qu’ils prononcent, peut-être évalueraient-ils plus sérieusement leur vraie motivation pour se marier !

Ces vérités ont vraiment besoin d’être enseignées avant qu’une autre génération ne fasse fausse route par ignorance.


Dieu l’a bien exprimé quand Il dit en Osée 4, 6 :

Mon peuple est détruit faute de connaissance…


Et nous devons déclarer ce que Dieu a révélé dans Sa Parole.
Nous devons savoir que Dieu considère chacun de nous comme responsable et obligé de répondre de ses vœux, spécialement nos Vœux de Mariage !

L’application de cette vérité sera développée plus complètement dans les chapitres suivants.


Le Mariage, établi par Dieu est une Alliance divine.

Lorsque nous nous y engageons, nous sommes liés effectivement jusqu’à ce que la mort nous sépare : C’est une Alliance pour la vie !
Le Mariage est aussi une Alliance qui peut être transgressée - malheureusement - par l’un ou l’autre, mais elle ne peut pas être brisée la vie durant.


Ainsi ils ne sont plus deux, mais Une Seule Chair…
Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas
!
Matthieu 19, 6


…Dieu jugera les fornicateurs et les adultères…
Hébreux 13, 4


…J’ai donné sa lettre de divorce…
seulement reconnais ton iniquité
car
tu t’es rebellée contre l’Éternel, ton Dieu…
Revenez, fils infidèles, dit l’Éternel
car
Moi Je vous ai épousés !
Jérémie 3, 8-13-14


- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "


La Bible, Parole de Dieu, est un livre d'Amour...





Elle commence par un Mariage dans le Jardin d'Eden... pour se terminer par un Festin de Noces en Apocalypse !

La   Tradition hébraïque  qui a maintenu la Pensée biblique, nous éclaire sur le Mariage et sa signification, son sens : en effet, le Mariage n'a de sens que parce qu'il est l'image d'un Autre Mariage,   Celui de Christ et l'Église !

Nous avons besoin de garder cela  dans notre pensée - dès que nous souhaitons lui prodiguer des soins.


Certaines personnes pensent que le divorce a une norme biblique, qui le justifierait et le rendrait acceptable par Dieu !

C'est oublier un peu vite ce que Dieu proclame Lui-même, dans Malachie 2, 16 :

... car Je hais la répudiation !

Il n'existe pas de divorce biblique, ni de modèle valide qui permettrait une nouvelle Alliance de mariage, comme le laissent supposer et l'affirment bon nombre de " mauvais bergers ", nourrissant leur troupeau de plantes frelatées et empoisonnées.


Paul va signaler en Ephésiens que le Mystère de l'Union de Christ et de Son Église est un grand Mystère. Il ne faut pas comprendre ce mot mystère dans le sens moderne du terme mais ici, le Mystère est Quelque Chose qui appartient à Dieu et qu'Il donne par la Révélation de Son Esprit. Ce n'est pas quelque chose d'occulte que l'on découvre après un rite d'initiation.

Jésus l'a annoncé à Ses Disciples  en Matthieu 13, 11  (comme en Marc 4, 11 et Luc 8, 10) :

Et les disciples, s'approchant, Lui dirent :
Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?
Et Lui, répondant, leur dit :
C'est parce qu'à vous il est donné de connaître les Mystères du Royaume des Cieux ;
mais à eux, il n'est pas donné.
à quiconque a, il sera donné, et il sera dans l'abondance ;
mais à quiconque n'a pas, cela même qu'il a sera ôté.
C'est pourquoi je leur parle en paraboles,
parce que voyant ils ne voient pas,
et qu'entendant ils n'entendent ni ne comprennent.

La Valeur du Mariage, le Mystère du Mariage, le Sens du Mariage, le vrai Modèle du Mariage est donné à connaître aux disciples...

Êtes-vous un disciple ?




Jésus, dans les Évangiles, donne un
enseignement très clair sur le Mariage (voir schémas)  - mais Il le donne comme si nous regardions le négatif d'une photo et au travers des questions et des pièges que Lui tendent les Pharisiens et les Scribes... - eux les connaisseurs et fidèles applicateurs de la Loi de Moïse et de ses dérivés, les traditions rabbiniques !

- Matthieu 5, 27-32 & 19, 3-12
- Marc 10, 2-13
- Luc 16, 18...

Paul d'ailleurs confirme par son enseignement, et en tous points, celui de Jésus : pourrait-il en être autrement ? La Bible ne se contredit jamais !
- 1 Corinthiens 7, 8
- 1 Corinthiens 7, 10
- 1 Corinthiens 7, 12
- 1 Corinthiens 7, 39...

Les Scribes et les Pharisiens se basent sur une application stricte de la Loi de Moïse et des passages tels que Deutéronome 24, 1 et Exode 21, 10 sont les plus connus. Les rabbins Shamaï et Hillel en ont donné des applications particulières reçues à peu près par tous.

Alors toi... Jésus, qu'en penses-tu ? Voyons, dis-nous  Jésus : que dis-tu, et... que nous conseilles-Tu de faire... comme Moïse  ? ou bien, comprends-tu Toi, les hommes (et leurs soucis vis-à-vis des femmes)  et nous conseilles-Tu d'appliquer la Loi comme Shamaï ou bien comme Hillel  ?

Ah... Ils pensaient bien avoir trouvé la faille, car cet Homme avait un comportement choquant vis-à-vis des femmes et  ils espéraient bien " Le faire se marcher sur la langue " comme dit une expression assez triviale de notre langue et ainsi pourvoir L'accuser  fort justement !!

Mais voilà...
Ils ne s'attendaient vraiment pas à Sa Réponse - pas plus que les disciples d'ailleurs, qui eux aussi, seront choqués et le Lui feront savoir.

Jésus va aborder deux points capitaux, Lui dont le Nom sera donné en Apocalypse, le Livre de Sa Révélation, " Parole de Dieu " :


1.  Il est écrit... mais Moi, Je vous dis...

&

2. Au Commencement, il n'en était pas ainsi...



Jésus, Lui la Parole de Dieu, ne faisait rien qu'Il ne l'aie vu faire à Son Père.
Jésus, Lui l'Époux, est le premier concerné par l'Institution du Mariage !




1.  Il est écrit... mais Moi, Je vous dis...

Jésus, d'un revers de main de Maître, va balayer tous les arguments  :  la pensée de Hillel,  celle de Shamaï, pas plus que celle de Moïse... ne sont acceptables, mais Seule, la Pensée de DIEU est d'importance !

Lorsque Jésus emploie cette expression : il est écrit... de quelle Loi écrite parle-t-Il ?
- De la Loi de Dieu ?
- De la Loi de Moïse ?
- De la Loi Talmudique, celle que les scribes  (ce qui correspond aux rabbins) avaient ajouté à la Torah, la Parole de Dieu pour l'expliquer et l'appliquer à la vie courante ?
De quelle Loi parle-t-Il ?

Jésus cite la Loi rabbinique et Il  va toujours  s'élever - et parfois avec violence et imprécations ... ( Malheur à vous, Scribes et pharisiens hypochrites !!  ) - contre ces lois et traditions rabbiniques qui annulent la Parole de Dieu. Marc 7, 13


Il est écrit... mais Moi, Je vous dis...


Voilà... Choisissez qui vous voulez suivre ! Vous, vous prétendez ceci... et ceci... Ce n'est plus la Parole de Dieu, les enseignements de la Torah ! Vous l'avez annulée par votre Tradition !!

Moi, Je vous dis la Parole du Commencement qui est la Pensée de Dieu.






2. Au Commencement, il n'en était pas ainsi...

Jésus, Lui la Parole de Dieu, qui ne faisait rien qu'Il ne l'ai vu faire à Son Père, Lui l'Epoux, est le premier concerné par l'Institution du Mariage !

- Il sait que Son Père est la Première Agence Matrimoniale...

- Il a vu
- dans le Jardin d'Eden - la beauté de la Compagne du premier Adam : Lui, le Second Adam, Il sait que Son Épouse sera jeune (sans rides) et belle, sans tâches... parce que le Père La tirera de Son Côté quand Il sera " mort " sur la Croix. C'est cette Joie qui est devant Lui...

- Il sait aussi que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle, car Elle sera parfaite en Lui... Cela avait été prévu dès avant la Fondation du Monde, dès le Commencement.

- Il est venu - en parfait accord avec Son Père et selon Sa Volonté, conclure cette Nouvelle Alliance, ce Nouveau Mariage en versant Son Sang, le Sang de la Nouvelle Alliance, qui le scellait de façon Unique,  Définitive et Mystérieuse...

- Il s'est engagé par Serment et par Promesse : Il ne peut pas revenir en arrière, c'est une Alliance de Sel, (inviolable - qui ne peut être brisée que par la mort). Lisez Hébreux 6, 17-20.

- Il le sait, Il en parle en connaissance de cause et Il le dit : le Mariage est une Alliance de Sang et Dieu " de deux " en fait " Une Seule Chair ". Il est universel, institué avant la Chute, impossible à " défaire " du vivant des conjoints,  car c'est un Acte Souverain et divin auquel l'homme ne peut pas toucher, même si il a l'impudence de le vouloir et de penser qu'il le peut : la Colle de Dieu qui cimente des époux sur la terre est trop forte !

Genèse 2, 21-24
Et l'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'Il avait prise de l'homme,
et l'amena vers l'homme.
Et l'homme dit :
Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair ;
celle-ci sera appelée femme Isha, parce qu'elle a été prise de l'homme Ish.

C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère,
et s'attachera à sa femme, et ils seront Une Seule Chair.





Il est écrit... mais Moi, Je vous dis... ET  Au Commencement, il n'en était pas ainsi...








- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "


Bible et Divorce

(1ème partie)



Ils disent à Mes prophètes :

« Taisez-vous, nous ne voulons plus de vos rapports ! »
Ou bien ils disent : « Ne nous dites pas la vérité ! Dites-nous de bonnes choses !
Dites-nous des mensonges !
Oubliez toute cette sombre tristesse :
nous en avons plus qu’assez entendu
de votre « Saint d’Israël » et de tout qu’Il dit. »


Voici la Réponse du Saint d’Israël
:

…à cause de cela,
cette iniquité vous sera comme une brèche qui s’écroule,
un renflement dans un mur élevé,
dont la rupture arrive subitement, tout à coup.
Et Il le brisera comme on brise un vase de potier, qu’on casse sans ménagement :
et, dans ses fragments, il ne se trouvera pas un tesson
pour prendre du feu au foyer ou pour puiser de l’eau à la citerne.
Car ainsi dit le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël :
« C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvés ;
dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force.
Ésaïe 30, 13-15


Avant d’entamer ce sujet très controversé, il était impératif d’établir ce que la Bible dit à propos :

- de l’Origine de tous les Mariages
- du caractère universel des Lois du Mariage
- du sérieux des Vœux prononcés devant Dieu
- de la durée de l’Alliance de Mariage

L’incapacité à reconnaître ces vérités bibliques a engendré une myriade de livres, proposant des solutions contraires aux Écritures, basées sur les expériences et échecs passés de l’homme - et non sur ce qu’a dit le Seigneur.



I. UN POINT DE DÉPART BIBLIQUE


Le premier pré-requis lorsqu’on veut connaître une vérité biblique est d’établir un point de départ, une prémisse sûre.

Toute argumentation forte, si elle est basée sur une proposition de départ fausse, est une erreur, peu importe à quel point elle paraît logique ou plaisante !
Même si elle a pour résultat l’extraordinaire explosion de croissance d’une église, si cette argumentation est basée sur un point de départ faux, c’est quand même une erreur et elle sera jugée comme telle par Dieu.



II. MÉTHODE D’INTERPRÉTATION


Il est impossible d’étudier honnêtement le sujet en question si la fondation scripturaire est fausse.
L’herméneutique - ou science de l’interprétation des Écritures - affirme que les principes d’une interprétation biblique sûre sont le mieux respectés quand les passages scripturaires qui semblent peu clairs sont interprétés à la lumière des passages qui sont clairs.

Si vous comparez et évaluez l’Écriture avec l’Écriture, vous découvrirez que la Bible est elle-même son meilleur commentaire !

Lorsqu’on compare les Écritures entre elles, il y a une règle qu’on ne doit pas oublier : les versets les plus simples sont les plus importants.


Tous les versets obscurs
et apparemment contradictoires
doivent être soumis aux passages
qui sont clairs et concis.

Dans la plupart des cas, l’obscur sera éclairé par le clair, et un verdict sûr pourra être rendu.

C’est la méthode d’interprétation que nous utiliserons pour aborder ce sujet du Mariage et du divorce.

Nous essayerons de comparer tous les passages pertinents de l’Écriture, pas juste les passages qui nous arrangent. Je sais que ce que je crois ne signifie pas que toute l’Écriture s’y accorde.


Ceux d’entre vous qui ont beaucoup lu sur le sujet en ressortent avec le sentiment que les seuls passages applicables aujourd’hui sont la Loi de Moïse et Matthieu, chapitres 5 et 19.

La plupart des livres que j’ai lus commencent par les exceptions de Matthieu et de Paul et expliquent ensuite les Écritures qui contredisent ces passages !

Tandis que nous avancerons, vous serez certainement d’accord avec cette affirmation que les soi-disant passages de l’Écriture faisant exception, (lorsqu’on les compare aux passages clairs) sont, au mieux, des passages peu clairs, sinon obscurs.

Nous aborderons le sujet du Mariage et du divorce différemment des autres livres d’aujourd’hui.
Nous étudierons d’abord ces passages clairs, non contradictoires, des Écritures pour voir si nous pouvons établir une position claire et cohérente à partir du Nouveau Testament.

Ensuite, basés sur cette position, nous traiterons des passages obscurs et apparemment contradictoires.
Avec cette approche, vous découvrirez qu’il n’y a pas de contradictions. Il n’y a pas de passages obscurs.

La Parole de Dieu est, encore une fois, pleinement cohérente.




PASSAGES CLAIRS du NOUVEAU TESTAMENT sur le DIVORCE



Les passages bibliques qui établissent une position doctrinale claire concernant le Mariage et le divorce, et auxquels tous les versets obscurs devraient être comparés sont les suivants :

A. Marc 10, 2-12

B. Luc 16, 18

C. Romains 7, 2-3

D. 1 Corinthiens 7, 39

E. Hébreux 13, 4

F. Malachie 2, 14-16




A. Marc 10, 2-12

En abordant cette partie, notons tout d’abord que l’Évangile de Marc a été écrit aux Romains (des non-Juifs). Dans ce même livre, Jésus parlait aux pharisiens, qu’Il appelait « fils de Satan ».

Et des pharisiens vinrent à Lui, et, pour L’éprouver, Lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »
Et Lui, répondant, leur dit :
« Qu’est-ce que Moïse vous a commandé ? »
Et ils dirent :
« Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier sa femme. »
Et Jésus, répondant, leur dit :
« Il vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de cœur ;
mais au commencement de la Création, Dieu les fit mâle et femelle,
c’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme,
les deux seront ” Une Seule Chair “ ;
ainsi ils ne sont plus deux, mais ” Une Seule Chair “.
Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Et dans la maison encore, Ses disciples L’interrogèrent sur ce sujet ;
et Il leur dit : « Quiconque répudiera sa femme et en épousera une autre,
commet adultère envers la première ;
et si une femme répudie son mari, et en épouse un autre,
elle commet adultère ! »
Marc 10, 2-12


Analysons attentivement ces versets afin d’en tirer l’interprétation la plus naturelle et la plus claire possible :

- Premièrement, regardons qui posait la question ?
Nous avons déjà vu que c’était les pharisiens.

- Deuxièmement, quelle était leur motivation ?
L’Écriture nous dit qu’ils détestaient la façon dont Jésus mettait à jour leur fausseté religieuse et permettait qu’on les voie comme les opportunistes religieux qu’ils étaient.

…pour L’éprouver, Lui demandèrent :
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »

Marc 10, 2


Si nous pouvons comprendre ce que Marc voulait dire par cette expression « pour L’éprouver », cela nous dévoilera leur motivation. Ils essayaient de piéger Jésus !




Nous en avons d’autres exemples dans les Écritures.


Matthieu, Marc et Luc ont consigné la façon dont les dirigeants juifs envoyaient des pharisiens et des gens d’Hérode, pour piéger Jésus. Ils cherchaient à Lui faire dire quelque chose qu’ils pourraient présenter aux Romains comme une parole subversive, afin de Le faire mourir.

En Luc, au chapitre 20 ils demandèrent :

« Nous est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? »
Luc 20, 22

Ce type de question posée à Jésus, c’est comme si aujourd’hui quelqu’un vous demandait si vous avez arrêté de battre votre femme ou de tromper votre mari.
On ne peut pas répondre à ces questions sans avoir de problèmes avec quelqu’un. C’est pareil avec cette question-là : il ne suffit pas de dire oui ou non…

Leur objectif était
- soit que les Romains Le recherchent pour insurrection,
- soit que les zélotes juifs soient en colère contre Lui parce qu’Il acceptait de payer les impôts à Rome. Ces zélotes pensaient qu’on ne devait payer aucun impôt.

Cependant Jésus dit :

« Montrez-moi un denier ! »
Luc 20, 24

Lorsqu’ils le firent, Il demanda :

« De qui a-t-il l’image et l’inscription ? »
Luc 20, 24

Ils répondirent :

« De César !»

et Jésus dit :

« Rendez donc les choses de César à César, et les Choses de Dieu à Dieu ! »
Luc 20, 25

Le verset 26 est très beau :

Et il ne pouvaient Le surprendre dans Ses Paroles devant le peuple ;
et étonnés de Sa réponse, ils se turent.

Luc 20, 26

Jésus échappa au piège qu’ils avaient tendu pour Le détruire.

Tout comme les pharisiens essayèrent de piéger Jésus en Luc 20, ils essayèrent encore en Marc 10. Il est impératif que nous connaissions ce contexte pour comprendre la réponse de Jésus.



1. Libéral ou conservateur ?

Les pharisiens demandaient à Jésus :

« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? »

Il jouaient encore la politique de partis. Tout comme nous avons aujourd’hui une “droite” et une “gauche” politiques et religieuses, que l’on appelle parfois “libérale” ou “conservatrice”, ainsi en était-il des Juifs au temps du Christ.

Il y avait deux courants principaux d’interprétation religieuse enseignés au temps de Jésus au sujet de Deutéronome 24 :

Si un homme prend une femme et l’épouse,
et qu’il arrive qu’elle ne trouve pas grâce à ses yeux,
parce qu’il aura trouvé en elle quelque chose de malséant,
il écrira pour elle une lettre de divorce, et la lui mettra dans la main,
et la renverra hors de sa maison.
Et elle sortira de sa maison et s’en ira, et elle pourra être à un autre homme.
Et si le dernier mari la hait, et qu’il lui écrive une lettre de divorce et la lui mette dans la main,
et la renvoie de sa maison, ou si le dernier mari qui l’avait prise pour sa femme vient à mourir,
alors son premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour être sa femme,

après qu’elle aura été rendue impure ;
car c’est une abomination devant l’Éternel,
tu ne chargeras pas de péché le pays que l’Éternel, ton Dieu,
te donne en héritage.
Deutéronome 24, 1-4


Ces deux interprétations bien connues faisaient le sujet de constants débats parmi les rabbins. Ces écoles rabbiniques, comme on les appelait, portaient le nom de leurs fondateurs :


- L’interprétation libérale avait été exposée par Rabbi Hillel.

Pour lui, ce passage du Deutéronome signifiait que, si un homme était marié, et que sa femme l’embarrassait devant ses parents, lui criait dessus, dansait en public les cheveux lâchés, faisait brûler le pain - ou simplement s’il trouvait une plus jolie fille - cela serait un motif de divorce, avec la possibilité d’épouser quelqu’un d’autre.
Aujourd’hui, on appelle cela « l’incompatibilité d’humeur ».

D’autre part, si la femme découvrait que son mari était lépreux, avait une tumeur, était hérétique, ou engagé dans un commerce salissant - tel que tanneur ou artisan en chaudronnerie d’art - et que cela lui devienne insupportable, cela serait un motif de divorce, et elle serait libre d’épouser quelqu’un d’autre.


- La position conservatrice avait été exposée par Rabbi Shamaï. Il disait que le divorce était possible seulement en cas de non-chasteté. Seule l’impureté morale constituait un motif de divorce et permettait le remariage.
Aujourd’hui, nous appellerions cela « la théologie chrétienne dominante ».

 

Gardez à l’esprit ces deux positions en regardant la réponse de Jésus.

Il aurait très bien pu dire :
- « Je suis d’accord avec Rabbi Hillel. »
ou
- « Je suis d’accord avec Rabbi
Shamaï »
et cela aurait résolu la question !!

Si vous lisez les théories actuelles sur le Mariage et le divorce, disponibles aujourd’hui dans les livres en vente dans la plupart de nos librairies chrétiennes, il devient évident que la doctrine de Shamaï s’est imposée parmi nous.

Et le fait de simplement oser suggérer une éventuelle autre position doctrinale est reçu par la majorité des églises d’aujourd’hui comme équivalent à l’hérésie !

Si l’enseignement de Shammai était vrai, alors Jésus a complètement raté une occasion de choix pour l’appuyer.

Gardez à l’esprit ces deux positions en regardant la réponse de Jésus.

Il aurait très bien pu dire :
- « Je suis d’accord avec Rabbi Hillel. »
ou
- « Je suis d’accord avec Rabbi
Shamaï. »
et cela aurait résolu la question !!

Si vous lisez les théories actuelles sur le Mariage et le divorce, disponibles aujourd’hui dans les livres en vente dans la plupart de nos librairies chrétiennes, il devient évident que la doctrine de Shamaï s’est imposée parmi nous.

Et le fait de simplement oser suggérer une éventuelle autre position doctrinale est reçu par la majorité des églises d’aujourd’hui comme équivalent à l’hérésie !

Si l’enseignement de Shamaï était vrai, alors Jésus a complètement raté une occasion de choix pour l’appuyer.



2. La réponse de Notre Seigneur

Notez comment Jésus a répondu à ces pharisiens. Il a ignoré Hillel et Shamaï comme s’ils n’existaient pas. Vous voyez, Jésus n’a jamais été impressionné par les interprétations dominantes qui étaient en vogue à son époque. Il les appelait traditions.

Mais Lui, répondant, leur dit :

« Ésaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites ; comme il est écrit :
Ce peuple-ci M’honore des lèvres, mais leur c
œur est fort éloigné de Moi ;
mais ils M’honorent en vain, enseignant comme doctrines, des commandements d’hommes.
Car, laissant le commandement de Dieu, vous observez la tradition des hommes,
de laver les pots et les coupes ; et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. »
Et Il leur dit :
« Vous annulez bien le commandement de Dieu, afin de garder votre tradition. »

Marc 7, 6-9

Ou, dans la Parole vivante[ii] :

« Vous rejetez les lois de Dieu et les foulez aux pieds
au nom de la Tradition.
»


Les traditions de l’époque du Christ furent établies par le même processus que celui qui préside à l’évolution de nos lois actuelles. Nos Pères fondateurs ont établi notre Constitution, mais ensuite la branche judiciaire de notre gouvernement a commencé à l’interpréter.

- L’un a dit : « Selon moi, ceci signifie cela. »

- Puis un autre s’est emparé de cette interprétation de la loi et a interprété l’interprétation.

- Puis est venu un autre légiste, qui a interprété l’interprétation de l’interprétation de la loi d’origine.

Si vous répétez ce cycle plusieurs fois, et vous verrez pourquoi de nos jours le noir est blanc, le bas est le haut, le mal est bien, et ce qui est faux devient juste…

Par exemple, vous comprendrez pourquoi dans certains états des États-Unis une fille de 12 ans ne peut pas se faire percer les oreilles sans la permission de ses parents, mais peut se faire avorter sans consentement parental !

On pourrait continuer jusqu’à la nausée à mentionner les révisions perverties ou tordues de bonnes lois qui sont devenues des traditions des hommes dépourvues de sens.

Les enseignements de Shamaï et de Hillel étaient tout ce qui restait de la véritable Norme divine du Mariage après que les dirigeants religieux s’en furent occupés.


3. Les dangers des traditions

En Matthieu 23, Jésus a réprimandé les dirigeants religieux pour cette même pratique :

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites !
Car vous payez la dîme de la menthe et de l’aneth et du cumin,
et vous avez laissé les choses plus importantes de la loi, le jugement et la miséricorde et la fidélité ;
il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là.
Guides aveugles, qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau !
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites !
Car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ;
mais au dedans, ils sont pleins de rapine et d’intempérance.

Matthieu 23, 23-25


L’apôtre Paul nous avertit contre ce danger aujourd’hui - le danger de remplacer ce que Jésus a enseigné par les traditions des hommes :

Comme donc vous avez reçu le Christ Jésus, le Seigneur,
marchez en Lui, enracinés et édifiés en Lui, et affermis dans la foi,
selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.
Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie
par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes,
selon les éléments du monde, et non selon Christ !

Colossiens 2, 6-8

Ou, dans la Parole vivante[iii] :

leurs réponses fausses et creuses, bâties sur les pensées et idées des hommes
au lieu de l’être sur ce que le Christ a dit.

Colossiens 2, 8

Ici se trouve l’un des plus grands dangers dans l’église aujourd’hui.

De nombreux pasteurs qui craignent Dieu, pressés par les limites de leurs emplois du temps, mais percevant pourtant l’urgence de ce problème du divorce dans l’église, cherchent désespérément ce que les autres hommes disent.

Le résultat, c’est des philosophies bâties sur les pensées et idées des hommes.

Jésus a totalement ignoré et les enseignements de Shamaï et Hillel pour ce qu’ils étaient.
Il n’en a tenu aucun compte ! Ils étaient des enseignements d’hommes, contraires à ce que Dieu a déclaré.

Cela devrait nous donner une idée de la valeur de nos théories les plus importantes aux Yeux de Dieu si elles ne sont pas fondées sur Sa Parole, et en cohérence avec Elle.



4. À la recherche d’une autorité

En Marc 10, Jésus a répondu aux pharisiens en les renvoyant à la seule autorité qu’ils reconnaissaient. Les écrits du seul homme sur lesquels leurs lois étaient basées, avant que les soi-disant penseurs ou autorités s’en soient emparés :

« Qu’est-ce que Moïse vous a commandé ? »
Et ils dirent :
« Moïse a permis d’écrire une lettre de divorce, et de répudier sa femme. »
Et Jésus, répondant, leur dit :
« Il [Moïse, pas Dieu] vous [Juifs au cœur dur et au cou roide] a écrit ce commandement
à cause de votre dureté de cœur…

Marc 10, 3-5

Jésus montrait que durant le temps où Moïse était dirigeant, il a initié une situation - ou dispensation - particulière pour s’accommoder aux circonstances rebelles qu’il rencontrait lorsqu’il s’occupait d’Israël.


Ce n’était pas la norme !
C’était un ajustement,
un compromis,
une concession…

« Il [Moïse] vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de cœur
Marc 10, 5

C’était une cause de souffrance parce qu’après plusieurs centaines d’années en Égypte, leur conception de Dieu était si basse.



W W DAVIES, dans son article sur Le divorce dans le Nouveau Testament, publié dans INTERNATIONAL STANDARD BIBLE ENCYCLOPEDIA [L’encyclopédie de la Bible standard internationale], Vol. II, p. 863-864, dit :

« Le but de Moïse était de s’ajuster, et ainsi de mitiger un mal qu’il ne pouvait pas extirper… La loi mosaïque apparemment, du côté du mari, rendait cela aussi difficile que possible pour lui d’obtenir un divorce. »

Il est intéressant de noter que la lettre de répudiation mosaïque n’était jamais applicable en cas d’adultère. Ce n’était pas applicable, parce que l’adultère était puni par la lapidation à mort.


Encore une fois, je cite W W DAVIES, dans le même passage, p. 864 :

« Nous ne connaissons aucune version qui fasse de ce mot hébreu (signifiant quelque chose de malséant), l’équivalent de la fornication ou de l’adultère. Et, en effet, de par la nature même du cas, nous sommes forcés d’appliquer ces mots à une faute ou un crime mineur, car, par la loi mosaïque, la punition de l’adultère était la mort Deutéronome 22, 20 et suiv.. »

 

La rédaction d’une lettre de répudiation résultait d’autres raisons, mais jamais de l’adultère. L’adultère n’a jamais été une cause de divorce dans la Bible. Cause d’une sentence de mort, oui, mais jamais de divorce.

Une fois que vous établissez ce fait dans votre pensée, les autres réponses viendront d’elles-mêmes.


Laissez-moi redire cela :
L’adultère n’a jamais été une cause de divorce dans la Bible.


C’est pourquoi Moïse a commandé que, s’ils insistaient pour répudier leur femme, ils en donnent, par écrit, la vraie raison, afin que de mauvais récits ne puissent pas circuler sur la femme.


Vous devez réaliser, en lisant cela, que quoi que Moïse ait autorisé la nation d’Israël à faire, c’était
- un compromis,
c’était
- contraire au Dessein originel de Dieu tel qu’on le trouve en Genèse 2, 22-24.


Au chapitre 32 de l’Exode, la solution de Dieu donnée à Moïse était claire.
Tandis que Moïse était sur la montagne à recevoir le Décalogue, la nation d’Israël avait demandé à Aaron de lui faire un veau d’or. Lorsque Moïse descendit, Israël était en train d’adorer le veau en une célébration païenne.

Alors, Dieu dit à Moïse :

J’ai vu ce peuple, et voici c’est un peuple de cou roide !
Et maintenant laisse-Moi faire, afin que Ma Colère s’embrase contre eux,
et que Je les consume ; [les efface] et Je ferai de toi une grande nation.

Exode 32, 9-10

On pourrait paraphraser ces paroles ainsi :

« Je recommencerai tout. Ces gens ont le cœur si dur et le cou si roide ; ce serait plus facile de tout recommencer ! »


Si Moïse n’avait pas intercédé, l’histoire d’Israël aurait été radicalement changée ce jour-là. Tous les cas que Moïse aura à traiter avec Israël par la suite devront être, si je peux encore utiliser ce terme, un compromis, contraire au Dessein originel de Dieu.

Jésus disait :

« Ne croyez pas que Moïse ait agi à la manière de Dieu,
cela a été introduit seulement
parce que vos ancêtres ne pouvaient pas être dirigés et maîtrisés. »

Nous développerons davantage cette Vérité dans un prochain chapitre.



Voici les Paroles suivantes de Jésus en Matthieu 19 :

« Moïse, à cause de votre dureté de cœur,
vous a permis de répudier vos femmes ;
[Notez bien ceci ! Voici le pivot :
Moïse a fait cela à cause de vos c
œurs durs,
en raison de circonstances atténuantes]
mais au commencement il n’en était pas ainsi. »

Matthieu 19, 8

Jésus a ignoré Hillel et Shamaï ; Il a clairement exposé la fondation charnelle par laquelle Moïse avait permis ou ordonné la rédaction d’une lettre de répudiation.

Maintenant, Il remonte au delà de Moïse, aux Origines.
Jésus est retourné à la Norme éternelle de Dieu, la Loi Divine Universelle du Mariage.

Il est intéressant de noter ici que l’expression « Au Commencement » est, en fait, en grec (et en anglais) : « depuis le Commencement. »
Si Jésus avait dit : « au commencement », cela aurait pu signifier quelque chose de bien différent, mais Il a dit « depuis le commencement ». En grec, c’est écrit au temps parfait, qui indique une action continue qui n’a jamais cessé.


C’est vital à saisir si nous voulons comprendre ce que Jésus dit ici.


Voici comment on pourrait le dire :

« Cela m’est égal ce que disent Shamaï et Hillel. Je connais les circonstances atténuantes qui ont fait écrire à Moïse pour vos pères le précepte de répudiation. Mais voici ce que vous, pharisiens, avez besoin de savoir : cela n’a jamais été l’intention de Dieu, depuis le commencement jusqu’à maintenant, et à partir de maintenant. Voici la Loi universelle de Dieu, inchangée ! Je la réaffirme maintenant, car Elle n’a jamais changé. »


…mais au Commencement de la Création, Dieu les fit mâle et femelle,
c’est pourquoi l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme,
les deux seront ” Une Seule Chair “ ; ainsi ils ne sont plus deux,
mais ” Une Seule Chair “.

Marc 10, 6-8

Est-ce que cela vous semble familier ?

Jésus a dit ce que Son Père a dit au Commencement - et non ce que Moïse a dit, non ce que Shamaï et Hillel ont dit, mais ce que Son Père a dit !

Ce donc
[Pourquoi « donc » ? Parce que Jésus vient juste de réaffirmer une Vérité divine par laquelle toute l’humanité doit vivre aujourd’hui.]
que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.

Marc 10, 9

Parole Vivante[iv] dit :

Aucun homme ne peut séparer [divorcer] ce que Dieu a uni !

Nous nous rapprochons de déclarations puissantes, irréfutables,

faites par le Seigneur Jésus-Christ, que nous ne devons pas manquer !
Et dans la maison encore, Ses disciples L’interrogèrent sur ce sujet ; et Il leur dit…
Marc 10, 10


Jusque là, Jésus s’adressait à des pharisiens aveugles.

Maintenant Il enseigne la Vérité divine à l’église.

Il bâtit une Base Doctrinale sur laquelle l’église puisse fonctionner. Quoi que dise Jésus ici, nous pouvons l’accepter comme une Vérité du Nouveau Testament :

- Ce n’est pas du légalisme.
- Ce n’est pas de la condamnation.
- Ce n’est pas la lettre de la loi qui tue ;

Mais c’est : notre Seigneur rétablissant pour l’église cette Vérité, que le péché, la dureté de cœur, la religiosité, les compromis, et Satan, avaient essayé de lui voler.

Regardez le verset 11 :

Il leur dit :

« Quiconque… »
Marc 10, 11

Que veut dire le mot « quiconque » ?

Comparons l’emploi de ce même mot dans d’autres versets :

Quiconque croit en Lui ne périsse pas…
Jean 3, 16

- Cela signifie-t-il certains de ceux qui croient en Lui, ou tous ceux qui croient en Lui ?

Tous, bien sûr !

Quiconque signifie tous !
…quiconque pratique le péché est esclave du péché.
Jean 8, 34


 




- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "

Bible et Divorce

(2ème partie)





Cela signifie-t-il :
- certains de ceux qui pratiquent le péché sont esclaves du péché,
- ou tous ceux qui pratiquent le péché sont esclaves du péché. ?

Tous, bien sûr !

Dans chaque cas, cela inclut toutes les personnes de la catégorie.


Ici encore, Jésus confirme que les Lois divines du Mariage divines sont universelles et ne s’appliquent pas seulement aux chrétiens nés de nouveau.

Donc, quand Jésus dit en Marc 10, 11 « quiconque », c’est un terme universel qui inclut toute personne de cette catégorie particulière - sauvée ou non.


De quel groupe de personne Jésus parle-t-Il ici ?

« Quiconque répudiera sa femme… »
Marc 10, 11

Il parle de tout homme marié.

Le mot grec pour répudier est apoluo, qui signifie relâcher ou mettre de côté.


Finis-Jennings DAKE, dans les notes de la BIBLE ANNOTÉE de DAKE, sur un passage parallèle - Matthieu 5, 31, note e - dit :

« répudier signifie divorcer et était compris ainsi par les Juifs… »

Par conséquent, Jésus dit : « Tout homme qui est marié et divorce de sa femme. »

Maintenant, regardez la suite :

« …et en épousera une autre, commet adultère envers la première. »
Marc 10, 1

Il commet l’adultère contre sa femme ! 
Pas de restriction ! Pas d’exception !


Je sais que Matthieu 5 et 19 donnent des restrictions, mais notre objectif ici est d’abord, d'établir un point de départ biblique à partir des versets clairs, et ensuite d’éprouver les passages obscurs à la lumière des clairs. Nous traiterons des exceptions de Matthieu plus tard.
Pour le moment, cependant, Jésus Lui-même n’a pas donné d’exceptions dans l’Évangile de Marc, qui a été écrit principalement pour les Romains (des non-Juifs).
Au verset 12, Il change d’ordre, mais Il établit la même Vérité, quand Il dit :
Et si une femme [toute femme] répudie son mari, et en épouse un autre, elle commet adultère.

Ici encore, c’est sans exception !

Il est important de visualiser ce que Jésus a véritablement dit ici - pour montrer la prémisse, la base de son argumentation.



+ Voici Paul et Aline, deux personnes.




+ Lorsque Paul et Aline se marient, ils ressemblent à ceci pour Dieu :



Lorsqu’ils prononcent leurs Vœux, Dieu fait d’eux ” Une Seule Chair ” !


Jésus dit :

+ Si Paul divorce d'Aline




+ … et en épouse une autre… Julie

Ils sont légalement mariés par la société, mais Jésus appelle cela adultère :

+ …et en épouse une autre, commet adultère…

Jésus dit que Paul commet l’adultère contre Aline !


Comment cela est-ce possible ?

Jésus n’a-t-Il pas dit que Paul avait divorcé d'Aline ?

S’il a divorcé d'Aline, quelle qu’en soit la raison, comment peut-il commettre l’adultère ?


Notez ce que dit Jésus :

…ainsi ils ne sont plus deux, mais ” Une Seule Chair “.
Marc 10, 8

Remarquez comment, dans l’illustration, le côté de Paul ne s’adapte pas dans le côté de Julie.

Voyez-vous que si Aline était de nouveau placée près de Paul, ils s’adapteraient encore ?

adaptes

C’est ce que Jésus essaie de dire aux disciples : « Je ne reconnais pas le divorce des hommes ! »

Vous et moi ne pouvons pas détruire par un bout de papier légal ou un péché immoral ce que Dieu a créé de façon surnaturelle : ” Une Seule Chair “ pour la vie.


Même si Paul est passé par toutes les étapes légales d’un divorce terrestre, et que Julie et lui ont vécu une cérémonie de mariage socialement légale, Jésus a dit :

Aux yeux de Dieu, c’est une relation adultère !
« Quiconque répudiera sa femme
[ou son mari]
et en épousera une
[un]
autre,
commet adultère envers la première.
[le premier] »

Marc 10, 11


L’adultère est une relation sexuelle hors de l’union du Mariage. Jésus dit que le mari et / ou la femme a divorcé de l’autre, mais qu’en épousant une autre personne, ils commettent tous deux l’adultère contre l’autre.


Cela ne peut signifier qu’une chose : Jésus ne reconnaît pas le divorce !


Il est simplement démontré, en Marc 10, que Jésus a totalement ignoré la tradition populaire locale :

+ Il a expliqué que la lettre de répudiation de Moïse était une concession.

+ Il a aussi rétabli la nature universelle et la juridiction de la Loi divine, du concept du Mariage, devenir ” Une Seule Chair “.

+ Il a accompli cela en refusant de reconnaître le divorce, quelle qu’en soit la cause.



B. Luc 16, 18

Maintenant, jetons un coup d’œil à Luc 16, 18.
On y trouve une déclaration très courte et concise.
L’Évangile de Luc présente principalement aux Grecs, la Vie et le Message de Jésus-Christ.

 

Voyons si Marc et Luc sont d’accord :

Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet adultère ;
et quiconque épouse une femme répudiée par son mari, commet adultère.

Luc 16, 18

Ce verset est complètement en accord avec ce que Jésus a dit dans Marc :

Paul divorce de Aline, peu importe pour quelle raison, et épouse Julie.

Dieu dit que c’est de l’adultère. Il ne peut pas reconnaître les seconds vœux, parce qu’Il a déjà agi sur les premiers et a fait de Paul et Aline ” Une Seule Chair “ pour la vie.



Remarquez cependant que Luc 16, 18 va plus loin.

Rappelez-vous : Jésus l’a dit et nous ne faisons que répéter ce qu’Il a dit.
Nous n’ajoutons ni n’ôtons rien, nous n’interprétons pas, ni n’essayons de bâtir notre propre thèse. Nous n’avons pas besoin d’interpréter quoi que ce soit ici : cela va de soi.


Jésus continue donc en ajoutant :

…et quiconque épouse une femme répudiée par son mari, commet adultère.
Luc 16, 18


Visualisons cela :

+ Paul divorce d'Aline et épouse Julie. Jésus dit que c’est de l’adultère.




+ Paul et Aline sont légalement mariés par la société, mais Jésus appelle cela de l’adultère.

+ Maintenant, Jésus dit que si Luc épouse Aline (le parti innocent), il est aussi adultère.



Relisez-le pour vous-même :

…quiconque
[universel, pas d’exception]
épouse une femme
[Jill]
répudiée par son mari,
[Jack, qui a divorcé d’elle et s’est déjà remarié avec Sue]
commet adultère.

Luc 16, 18

Jésus déclare que Paul et Aline sont toujours ” Une Seule Chair “ sans tenir compte des lois des hommes.


Nous devons voir qu’ici Jésus enseignait Ses disciples.

Lorsque Paul et Aline sont venus, deux célibataires - aucun d’entre eux n’ayant jamais été marié auparavant - et se sont promis l’un à l’autre par des vœux, la Loi divine universelle du Mariage a pris effet, et ils ont été faits ” Une Seule Chair “ par un Acte surnaturel de Dieu.

Rappelez-vous que les gens marient des gens, mais Seul, Dieu peut faire de deux, ” Une Seule Chair “ pour la vie.

Ainsi, quand Paul a pensé qu’il divorçait d'Aline et épousait Julie, il ne comprenait pas que dans le Mariage il se passe quelque chose au delà de la signature, quelque chose qui dépasse le domaine physique et appartient au spirituel : eux, Paul et Aline, étaient déjà devenus ” Une Seule Chair “ aux Yeux de Dieu pour la vie.

Après, Paul, dans l’ignorance, est passé par l’acte civil de divorce, et, légalement, selon la loi des hommes, il a épousé Julie. Jésus dit que c’est de l’adultère. Paul vivait alors dans l’adultère. 


Voyez l’illustration.

a d u l t è r e

Aline, que l’on décrirait aujourd’hui comme “le parti innocent” s’est mariée civilement avec Luc.

Voyez encore l’illustration.


Après tout, Paul n’avait-il pas commis l’adultère envers elle en épousant Julie et vivant avec elle ?

Tout le monde ne sait-il pas que l’adultère, ou toute sorte d’impureté morale, est une cause de divorce aujourd’hui ?

C’est la tradition de Shamaï l’emportant sur Jésus - les traditions des hommes sur les Commandements de Dieu.


Comprenez-moi bien : je n’écris pas ces choses pour blesser, mais pour vous faire voir à quel point l’église s’est éloignée de la Parole de Dieu !

Jésus a dit à Luc :

- « Je sais que Paul a divorcé d'Aline ; Je sais qu’il a épousé Julie. C’est de l’adultère, parce que Paul et Aline sont toujours ” Une Seule Chair “ à Mes Yeux.

Quant à ton mariage avec Aline, qui, pour toi, représente le parti innocent, c’est aussi l’adultère, parce qu’ils [Paul et Aline] ne sont plus deux, mais ” Une Seule Chair “. »


La société accepte le re-mariage, c’est devenu la norme, mais Jésus dit que c’est de l’adultère.


Ainsi, Marc 10 et Luc 16 sont complètement en accord.

 


Voyons maintenant ce que dit Paul :


C. Romains 7, 2-3

Car la femme qui est soumise à un mari,
est liée à son mari par la loi,
tant qu’il vit ;
mais si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari.
Ainsi donc, le mari étant vivant,
elle sera appelée adultère si elle est à un autre homme ;
mais si le mari meurt, elle est libre de la loi,
de sorte qu’elle n’est pas adultère en étant à un autre homme.
Romains 7, 2-3

J’ai lu ce passage à des enfants d’école primaire et leur ai demandé :

- « S’il vous plaît, dites-moi ce que cela veut dire ? »

Leur réponse a été claire :

- « La Bible dit que les gens mariés sont mariés pour la vie ! »

Maintenant, je me demande : si les enfants peuvent voir cela, pourquoi les adultes ne le peuvent-ils pas ?!

Peut-être parce que les enfants ne regardent pas ce passage de l’Écriture avec des idées préconçues.

Ce passage est totalement en accord avec Marc et Luc et il est clair et sans équivoque :

Le Mariage est pour la vie !

Voyez-vous se dégager une base scripturaire claire ?

Peut-être que vous vous demandez maintenant :

- « Pourquoi Paul et Julie ou Luc et Aline ne peuvent-ils pas être faits ” Une Seule Chair “ s’ils ont échangé les mêmes vœux que Jack et Jill auparavant ? Leurs Vœux ne les lient-ils pas tout autant ? »

Non !

La nature exclusive des premiers Vœux de Paul et Aline devant Dieu a rendu complètement iimpossible la validation des vœux de Paul envers Julie et de Aline envers Luc !!

En d’autres termes, les premiers sont les seuls valides…

Quand quelqu’un se donne à une autre personne dans le mariage, il ou elle perd ou abandonne la liberté de donner son corps à quelqu’un d’autre, parce qu’il/elle est devenu(e) ” Une Seule Chair “ avec ce partenaire pour la vie et qu’ils sont vus comme une personne aux yeux de Dieu, et ce jusqu’à la mort.


Que le mari rende à la femme ce qui lui est dû,
et pareillement aussi la femme au mari.
La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ;
et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps,
mais la femme.
Ne vous privez pas l’un l’autre,
à moins que ce ne soit d’un consentement mutuel, pour un temps,
afin que vous vaquiez à la prière, et que vous vous trouviez de nouveau ensemble,
afin que Satan ne vous tente pas à cause de votre incontinence.
1 Corinthiens 7, 3-5

Voyez comment la Bible, Parole Vivante[v] le dit :

L’homme devrait donner à sa femme tout ce à quoi elle a droit
en tant que femme mariée,
et la femme devrait faire de même pour son mari :
car une jeune fille qui se marie n’a plus aucun droit sur son propre corps,
car son mari a des droits dessus aussi ;
et de la même façon, le mari n’a plus aucun droit sur son propre corps,
car il appartient aussi à sa femme.
Alors ne vous refusez pas ces droits l’un à l’autre.
La seule exception à cette règle serait l’accord conjoint du mari et de la femme
de s’abstenir des droits du Mariage pour un temps limité,
afin de se donner plus complètement à la prière.
Ensuite, ils devraient revenir ensemble,
afin que Satan ne puisse pas les tenter
à cause de leur manque de contrôle sur eux-mêmes.
1 Corinthiens 7, 3-5


La Parole de Dieu dit que lorsque vous avez prononcé les Vœux de Mariage d’origine, vous avez transféré le titre de propriété de votre corps à votre premier partenaire pour la vie.


Ainsi, même si Paul et Aline divorcent et prononcent d’autres vœux avec Julie et Luc , ils n’ont plus de titre à transférer. Aline est propriétaire du corps de Paul et Paul est propriétaire du corps d'Aline, et ce droit de propriété est pour la vie.


Puisque Dieu a confirmé les Vœux d’origine, Il renierait Sa Propre Sainteté et Sa Justice s’Il reconnaissait les seconds.

C’est pourquoi Jésus a dit en Luc 16 :

Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre,
commet adultère ;
et quiconque épouse une femme répudiée par son mari,
commet adultère.
Luc 16, 18

Il disait :

« Je ne peux pas accepter ces vœux, car vous n’avez plus de droit légal de vous donner à quelqu’un d’autre, jusqu’à ce que l’un de vous meure. »

Ainsi, dans le cas de Luc et Julie :

- Si aucun n’était marié auparavant, ils sont encore célibataires aux yeux de Dieu. En effet, ils ne pouvaient pas devenir ” Une Seule Chair “ avec Paul ou Aline , parce que ces derniers seront ” Une Seule Chair “ jusqu’à ce que l’un des deux meure.

- Si Luc ou Julie étaient déjà mariés et divorcés avant d’avoir prononcé ces vœux, ils sont toujours mariés à leur précédent conjoint et n’ont pas de droit légal pour transférer la propriété de leur corps à un autre, jusqu’à ce que leur premier conjoint meure et qu’ils soient libérés de leurs Vœux d’origine.


Paul dit cela en 1 Corinthiens 7 :

…quant à ceux qui sont mariés, je leur enjoins,
non pas moi, mais le Seigneur…

1 Corinthiens 7, 10

Paul dit :

« Ce que je suis sur le point de vous dire est totalement en accord avec ce que Notre Seigneur Jésus a enseigné. En fait, Il m’a commandé de vous dire cela, comme un ordre ! Quoi que ce soit, c’est obligatoire ! »

Que la femme ne soit pas séparée
[le mot grec est bien « séparée » et non pas « divorcée »]

du mari !
1 Corinthiens 7, 10

Voici encore une fois le point pivot.

Elle n’est pas censée partir juste pour n’importe quelle raison.
Mais le Seigneur a le sens pratique, et Il sait que certaines conditions peuvent être insupportables.

- Le mari ou la femme peut partir, et l’autre n’a plus aucun contrôle sur cette situation.
- L’un des époux peut être cruel ou brutal envers le reste de la famille et créer une atmosphère de danger pour eux.

Par conséquent, Dieu a prévu que Sa Parole fournisse une réponse à de telles situations.

Voici la seule disposition scripturaire de Dieu pour des situations de Mariage apparemment impossibles :

- se séparer et rester seul

ou

- se réconcilier

C’est la seule issue donnée par l’Écriture, à part la mort…

…et si elle est séparée,
qu’elle demeure sans être mariée,
ou qu’elle se réconcilie avec son mari ;
et que le mari n’abandonne pas sa femme.

1 Corinthiens 7, 11


La Parole de Dieu est cohérente concernant les relations maritales en ” Une Seule Chair “ pour la vie.





D. 1 Corinthiens 7, 39

La femme est liée pendant tout le temps
que son mari est en vie ;
mais si le mari s’est endormi,
elle est libre de se marier à qui elle veut,
seulement dans le Seigneur…
Corinthiens 7, 39


Ce passage est écrit spécifiquement aux chrétiens, mais il est totalement cohérent avec les autres passages de l’Écriture, qui s’adressent à tous.

Paul a établi que les véritables saints sont ceux qui se sont repentis de leur passé et vivent des vies transformées.

Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants,
et marchez dans l’amour,
comme aussi le Christ nous a aimés et S’est livré Lui-même
pour nous comme Offrande et Sacrifice à Dieu,
en Parfum de bonne odeur.
Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité,
ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ;
ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie,
lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces.
Cela en effet vous le savez,
connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre),
n’a d’héritage dans le Royaume du Christ et de Dieu !
Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ;
car, à cause de ces choses,
la Colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance.
N’ayez donc pas de participation avec eux ;
car vous étiez autrefois ténèbres,
mais maintenant vous êtes Lumière dans le Seigneur ;
marchez comme des enfants de Lumière.
Éphésiens 5, 1-8


Nous sentons ici le sérieux de ces choses qui sont autorisées dans l’église aujourd’hui. Paul nous avertit de ne pas être séduits dans ce domaine.

Chaque fois que la Parole de Dieu dit « ne vous laissez pas séduire, » vous pouvez être sûr que c’est un domaine où il nous faut faire attention, ou nous serons séduits.




E. Hébreux 13, 4

Que le Mariage soit tenu en honneur à tous égards,
et le lit sans souillure ;
mais Dieu jugera les fornicateurs et les adultères.
Hébreux 13, 4 [vi]

C’est clair, concis et en accord complet avec les passages de l’Écriture déjà mentionnés.

 

 



F. Malachie 2, 14-16

En Malachie 2, Dieu parlait aux Juifs de leur caractère rétrograde et de leur indifférence. Il indiquait que cela devait en arriver au point où Il n’écouterait plus leur prières et n’agréerait plus leurs offrandes.

Vous demandez :
« Pourquoi les rejette-t-Il
[ces sacrifices qu’ils offraient à Dieu avec des larmes] ? »
Malachie 2, 14-16 Bible Amplifiée

Parole Vivante dit :

Pourquoi Dieu nous a-t-Il abandonnés ?

La Bible Amplifiée déclare :

Parce que le Seigneur a été témoin
[de l’Alliance faite à votre mariage]
entre toi et la femme de ta jeunesse,
envers laquelle tu as agi perfidement et à qui tu as été infidèle.
Cependant elle est ta compagne,
et la femme de ton Alliance
[réalisée par vos vœux de mariage.]
Et Dieu ne vous [votre femme et vous] a-t-Il pas faits un [une seule chair] ?
Celui qui est Un ne vous a-t-Il pas faits et n’a-t-Il pas préservé votre esprit vivant ?
Et pourquoi [Dieu vous a-t-Il tous deux] faits un ?
Parce qu’Il cherchait une descendance divine [de votre union].
Par conséquent prenez garde à vous-mêmes,
et que personne n’agisse perfidement envers la femme de sa jeunesse,
ni ne lui soit infidèle.
Car le Seigneur, le Dieu d’Israël dit :
Je hais la répudiation et la séparation maritale…

Malachie 2, 14-16



IV. CONCLUSION


Nous avons maintenant une base sur laquelle construire une doctrine à partir de l’Écriture et éprouver les passages peu clairs. Cela devrait nous aider à établir une interprétation biblique solide.

Nous pouvons maintenant répéter la définition du Mariage, basée sur les versets que nous avons étudiés jusqu’à maintenant.


Le Mariage est une loi d’application universelle et d’origine divine.
Par cette loi un homme et une femme,
sont unis de façon surnaturelle par Dieu,
le jour où ils s’engagent mutuellement
à vivre ensemble dans l’amour et de façon permanente,
pour construire et maintenir
un foyer et une famille.

Récapitulatif :


- Le Mariage est une Institution universelle de Dieu et les Lois du Mariage sont régies par Dieu !

- Les Lois du Mariage lient pour la vie !

- Les Lois du Mariage sont établies par les Vœux mutuels.

- Comment Dieu voit le divorce :

1. Une base biblique solide :
- Marc 10, 2-12 ;
- Luc 16, 18 ;
- Romains 7, 2-3 ;
- 1 Corinthiens 7, 10-11 ; 39 ;
- Hébreux 13, 4 ;
- Malachie 2, 16

2. Épouser quelqu’un d’autre après le divorce est l’adultère.

3. Toutes les personnes qui se sont remariées après leur divorce - alors que leur premier conjoint est encore en vie - sont adultères.

4. Les adultères non-repentis seront jugés par Dieu.

Je suis sûr que certains d’entre vous se disent :

« Si c’est vrai, pourquoi n’en avons-nous pas entendu parler dans nos écoles de théologie ou en chaire ? »

Pour répondre à cette question, il nous faut examiner
1. les enseignements de l’église primitive et
2. trouver où et comment l’erreur s’est installée.



- peinture reproduite avec autorisation de l'auteur -

Jusqu'à ce que la mort  nous sépare...
ou
Le Mystère de " Christ & l'Eglise "




POSITIONS de l’ EGLISE PRIMITIVE



Jusqu’à présent, nous avons considéré les versets bibliques clairs  qui établissent un point de départ doctrinal cohérent.


De nombreux dirigeants chrétiens aujourd’hui - qui sont historiquement de doctrine évangélique, fondamentaliste, ou orthodoxe, et croient la Bible, le Nouveau Testament - prêchent en connaissance de cause un substitut humaniste, introduit dans l’église au seizième siècle.




Historiquement, il y a eu cinq positions théologiques de base sur le Mariage et le divorce dans l’église chrétienne depuis le premier siècle.

- William A. HETH et Gordon J. WENHAM donnent un enseignement approfondi sur ce sujet dans leur livre JESUS AND DIVORCE [Jésus et le divorce] publié par Thomas Nelson Publishers.

- Paul STEELE et Charles RYRIE dans leur livre MEANT TO LAST [Fait pour durer] publié par Victor Books, décrivent aussi en détail ces positions. (Ces deux ouvrages sont actuellement épuisés.)


Les quatre premières de ces cinq positions sont :

 

1. La vision patristique (ou des premiers Pères)

2. La visions prétéritive (ou augustinienne)

3. La vision des fiançailles (ou de l’engagement)

4. La vision de consanguinité (ou du mariage illégal)


Ces quatre positions de l’église primitive font toutes cette conclusion :

la Bible enseigne que le Mariage est pour la vie, et que divorcer et se re-marier avec une autre personne tant que le premier conjoint est toujours en vie est interdit et constitue un adultère.

STEELE et RYRIE disent :

« Une recherche attentive parmi les centaines de manuscrits écrits par les dirigeants de l’église des cinq premiers siècles a révélé que, à une exception près - AMBROSIASTER, un écrivain latin du quatrième siècle - les Pères de l’Église étaient unanimes dans leur compréhension de l’enseignement de Jésus et de Paul : si l’on devait subir la malheureuse expérience d’un divorce, quelle qu’en soit la cause, le re-mariage n’était pas permis.

C’est demeuré la position régulière de l’église jusqu’au seizième siècle, où ÉRASME a suggéré une position différente, qui a été reprise par les théologiens protestants. »




5. La vision historique ou vision d’Érasme

La cinquième vision historique, qui n’a pas été écrite avant le seizième siècle, est appelée vision érasmienne - ou vision protestante traditionnelle.

Elle enseigne que le parti innocent est autorisé à divorcer et, par la suite, à se remarier avec une autre personne en cas d’adultère, d’abandon, ou d’impureté morale.

De nos jours, cette position est appelée la théorie de l’exception de Matthieu et Paul, ou la vision protestante traditionnelle.

Desiderius ÉRASME (1467-1536), qui a donné son nom à cette doctrine, était aussi connu sous le nom d’ÉRASME de Rotterdam.
Aujourd’hui, il est reconnu dans les bibliothèques d’université comme le prince des humanistes. Ce même homme a été déclaré hérétique par l’église romaine, et la plupart de ses écrits furent interdits ou brûlés.


ÉRASME traduisit le Nouveau Testament latin en anglais et, au début, encouragea la Réforme. Lorsque LUTHER étudia les écrits d’ÉRASME, il adopta certaines de ses positions, mais il finit par le désavouer et déclarer qu’il était un sceptique et un rationaliste.

La Réforme protestante eut lieu sous l’égide de Martin LUTHER, qui déclara que la Justification était par la foi seule. Plus tard, LUTHER apprit la vérité sur le style de vie de cet homme très intelligent et talentueux.


À la mort d’ÉRASME, LUTHER dit :

« Il le fit [mourir] sans la Lumière et sans la Croix…

Je maudis ÉRASME, et tous ceux qui ont une pensée contraire à la Parole…

ÉRASME mérite une grande haine…

Je vous avertis de le considérer comme l’ennemi de Dieu…

Il enflamme les passions les plus viles de jeunes hommes, et considère le Christ comme je considère Klaus NERR (le fou du roi). »


Dans son traité, ÉRASME introduisit l’idée que le Mariage pouvait être dissous.

Cela lui semblait monstrueusement cruel qu’un couple soit obligé de rester ensemble dans la chair, quand ils n’étaient plus - ou peut-être n’avaient jamais été - unis dans l’esprit.

Dans ses notes sur le Nouveau Testament, il introduit de longues excuses pour le divorce, à partir de textes tels que 1 Corinthiens 7 et Matthieu 5 et 19, disant que Jésus approuvait le divorce - à cause de la dureté de cœur des gens - et que ceux dont les mariages sont déjà en danger devraient obtenir le divorce et être autorisés à se re-marier.

Voilà quelles étaient ses conclusions, sans tenir aucun compte de ce que les autres versets bibliques, les clairs, enseignaient.

Après l’établissement de ce faux point de départ, qui était totalement contraire à la théologie de l’église primitive, d’autres réformateurs ont ajouté d’autres raisonnements faux à cette base corrompue, appliquant Deutéronome 24, 1-4 comme preuve d’approbation divine du divorce et du droit au re-mariage.

 


Je voudrais poser la question suivante :

Qui voulons-nous croire ?

Voulons-nous croire ÉRASME, l’hérétique humaniste immoral, dont l’enseignement sur le Mariage et le divorce contredit tous les enseignements de nos premiers Pères chrétiens et défie ce que Paul et Jésus Christ ont clairement enseigné ?

Ou voulons-nous croire l’apôtre Paul et le Seigneur Jésus Lui-même ?



Rappelez-vous que toute doctrine bâtie sur une base fausse est une fausse doctrine, et cela entraîne ceux qui la reçoivent à s’éloigner d’une réponse scripturaire pour adopter leurs propres idées erronées. 2 Timothée 4, 4 dans la Parole vivante.

La fausse doctrine d’ÉRASME, il faut s’en souvenir, n’était qu’une parmi cinq positions historiques.

De nombreux réformateurs, et théologiens actuels, ont complètement ignoré les quatre autres et ont adopté la vision d’ÉRASME.

En faisant ainsi, ils font s’accomplir la scène que Jésus décrivit à propos des derniers temps :

Mais comme ont été les jours de Noé… on se mariait et on donnait en mariage…

Matthieu 24, 37-38

Cela décrit parfaitement la plupart des églises d’aujourd’hui.

Si vous le désirez, vous pouvez en lire davantage sur les enseignements d’ÉRASME, que son contemporain, Martin LUTHER, a maudit et déclaré être un ennemi de Dieu. Pour en apprendre plus sur cet homme, qui a écrit la théorie de l’exception de Matthieu et Paul, légitimant le divorce et le droit au re-mariage, tout ce que vous avez à faire est d’aller à la bibliothèque et trouver des livres écrits sur ce prince des humanistes, ou par lui.


La véritable tragédie c’est que vous pouvez vous rendre dans n’importe quelle librairie chrétienne et trouver ses enseignements et sa philosophie, qui imprègnent la majorité des livres du rayon de la famille. Ces ouvrages, concernant le Mariage et le divorce, ont été écrits par des auteurs chrétiens évangéliques !

Les dirigeants d’église qui prêchent que nous devons arrêter l’humanisme dans nos écoles et le gouvernement enseignent eux-mêmes un humanisme pur, non dilué, en prêchant la vision érasmienne depuis leur chaire !

 


 

 
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